« Trump est devenu la face visible d’une relation avec les États-Unis qui a toujours existé » (Olivier Dellenbach, Chapsvision)
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Olivier Dellenbach, le fondateur de Chapsvision.
Chapsvision
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Olivier Dellenbach, le fondateur de Chapsvision.
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C’est un vrai tourbillon médiatique pour le fondateur de Chapsvision, Olivier Dellenbach, depuis que le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé le 16 juin dernier que la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) avait choisi sa plateforme d’analyse de données pour remplacer celle de l’Américain Palantir. Il revient pour La Tribune sur ce contrat emblématique et nous expose sa stratégie pour devenir un champion européen.
LA TRIBUNE - Vous venez du monde du logiciel et de la finance. Pourquoi vous être aventuré sur le terrain du régalien ?
OLIVIER DELLENBACH - Au départ, l’idée était de développer du logiciel dans le domaine du traitement de la donnée et de l’IA, plutôt à destination des entreprises. Il se trouve que, assez rapidement, Palantir est arrivé dans mon radar. Nous avions une démarche technologique assez similaire de construire une plateforme servant différents cas d’usage. La partie régalienne est arrivée ensuite, en 2021, au moment où la DGSI réfléchissait à remplacer Palantir.
A quels problèmes était confrontée la DGSI avec Palantir ?
Contrairement à ce que l’on pense, ce n’était pas tellement l’accès aux données parce qu’elles étaient bunkerisées chez le client. Mais plutôt le kill switch, c'est-à-dire la possibilité de se voir un jour couper l’accès au logiciel sur décision des autorités américaines. Et comme son système était une vraie boîte noire, il aurait été impossible d’assurer la continuité du service. Car ces logiciels ne fonctionnent pas sans mise à jour.
Quelles conclusions en tirez-vous sur la souveraineté ?
La souveraineté, c’est la liberté de choisir. Et le fait que les prestataires avec lesquels vous travaillez vous garantissent la continuité du service, ou alors la capacité de vite changer. Par exemple, la DGSI voulait que notre système soit ouvert pour ne pas être dépendants de nous. Ce qui implique des transferts de sources, d'expertises. Ce n’est pas forcément confortable pour nous, mais cela lui permettra d’assurer la continuité du service au cas où.