Valves, compresseurs, capteurs et régulateurs de pression et de température : tous ces éléments en acier, aluminium, cuivre et polymères permettent de gérer les fluides alimentant les systèmes propulsifs spatiaux. Et ils sont de plus en plus demandés par les acteurs historiques du secteur comme par les nouveaux entrants du New Space des deux côtés de l’Atlantique. Un marché aussi technique que dynamique sur lequel s’est positionnée dès 2022 la start-up franco-allemande deltaVision, créée par trois anciens ingénieurs d’ArianeGroup et d’Airbus.
« Nos composants permettent le fonctionnement des systèmes cardiovasculaires des fusées, satellites, véhicules orbitaux, stations spatiales et alunisseurs. La demande est tellement importante que notre traction commerciale a été instantanée. L’entreprise a été rentable dès la première année d’activité », rembobine Morgan Dias Simao, le directeur de la stratégie de cet équipementier de 125 salariés pour 4,7 millions d’euros de chiffre d’affaires. « Nous venons combler un vide dans la chaîne de valeur du spatial européen qui souffre de manière récurrente de l’absence de sous-systèmes complets souverains. Nous n’avons pas de concurrent frontal en Europe », note le dirigeant de deltaVision.