Presage, l’autre français en route pour développer son « world model », lève des fonds
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L'équipe de la startup Presage : Arthur Chevalier, Annah Augier, Hamza Aassif, Benjamin Rey.
YS Corporate
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L'équipe de la startup Presage : Arthur Chevalier, Annah Augier, Hamza Aassif, Benjamin Rey.
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Les agents IA promettent d’effectuer certaines tâches en pleine autonomie. Petit bémol : il peut être difficile d’anticiper leurs actions, notamment lorsqu’elles s’enchaînent. Et par ricochet, les coûts en calcul, mais aussi les vulnérabilités auxquelles ils exposent l’entreprise. « Une flotte d’agents qui prend des décisions automatiques, et provoque un volume massif et imprévu de requêtes, peut faire crasher les infrastructures de données. C’est arrivé chez une société avec qui nous échangeons », raconte Arthur Chevalier, directeur technologique de la société et cofondateur.
L’ambition de la start-up est d’éviter ce type de situation. Presage (ex-Cloudyfit) développe un modèle capable de prédire les conséquences de décisions automatisées sur l’ensemble du système cloud d’une entreprise. La jeune pousse annonce ce mercredi une levée de fonds d’amorçage de 1,2 million d’euros, réalisée auprès de WeLoveFounders, Kima Ventures et d’investisseurs privés.
La somme peut paraître dérisoire face aux levées spectaculaires auxquelles certaines start-up d’IA nous ont habitués. Mais elle s'en explique, en disant ne pas se positionner sur les grands modèles génératifs à la ChatGPT. L’entreprise développe un world model, ces IA dont on commence à entendre parler partout – de Google à la nouvelle start-up AMI de Yann LeCun (qui elle cherche à lever 500 millions d'euros) – et qui ont pour objectif de comprendre les lois physiques d’un environnement afin d’anticiper les conséquences d’une action.