Quoi de plus simple que d’acheter quelque chose en ligne ? Au détour d’une séance de scroll sur Instagram, vous voilà propriétaire d’un objet que vous ne pensiez pas convoiter. Et pour ce que vous voulez vraiment, une recherche sur Google ou votre site d’e-commerce préféré devrait faire l’affaire. La livraison est assurée rapidement, parfois le jour même. Nos usages d’achat en ligne – allant du luxe à la grande consommation – ont atteint des sommets de personnalisation et de rapidité. Pourtant l’industrie de la tech veut encore « disrupter » la chose, et améliorer un « parcours client » déjà bien fluide.
Sa nouvelle arme : le « commerce agentique ». Comprendre des IA capables de faire votre shopping à votre place. Après OpenAI il y a quelques mois, c’est au tour de Google de se lancer. La firme a annoncé sa stratégie en la matière lors du salon NRF (National Retail Federation), à New York, le 11 janvier.
Et certains chiffres ont de quoi faire taire les sceptiques. Il y a effectivement un marché pour le shopping avec IA. « ChatGPT, Grok (l’IA d’Elon Musk) ou Gemini (Google) sont devenus des sortes d’influenceurs, remarque Marie Raimbert-Galtier, directrice générale de Jellyfish, agence de marketing. Leur impact peut être comparable à celui d’une tendance TikTok, mais sur un public avec un plus fort pouvoir d’achat ». Selon une étude de l’agence, 47 % des Français de plus de 40 ans reconnaissent avoir été influencés par un chatbot dans leurs choix d’achat. Une pratique en hausse, si bien qu’être correctement référencé sur ces chatbots est devenu pour les marques un nouvel objectif, auquel les agences comme Jellyfish répondent avec de nouveaux services pour évaluer leur popularité sur ChatGPT, Gemini et consorts, puis la doper en adaptant leur site Web et leur stratégie de communication.