ChatGPT en dix dates : de chatbot à plateforme incontournable du Web
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L'icône de l'app ChatGPT
DR - REUTERS - REUTERS - Dado Ruvic
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Dimanche 30 novembre, ChatGPT fête ses trois ans. Dans ce court laps de temps, le chatbot a vite dépassé le stade de joujou pour geek et s’est imposé comme un outil du quotidien pour des centaines de millions de personnes. OpenAI voit, elle, bien plus grand pour son produit phare : en faire la porte d’accès quasi unique du Web. Ses contours se précisent bien plus ces derniers mois avec l’intégration d’une messagerie, d’un système de paiement et d’applications tierces. La Tribune a sélectionné dix dates pour illustrer cette mue. À noter : cette frise s’intéresse moins aux sauts technologiques des modèles d’OpenAI qu’à l’évolution de son modèle et de ses usages.
ChatGPT franchit le million d’utilisateurs cinq jours seulement après son lancement. Deux mois plus tard, le chatbot réunit plus de 100 millions d’utilisateurs. Toute la presse compare sa vitesse d’adoption à celle d’Instagram ou de TikTok, qui avaient mis des mois à atteindre ce chiffre. OpenAI tente ce que les autres géants de la tech n’osent pas faire par peur de saper leur image : proposer au grand public l’usage d’un grand modèle de langage – une technologie prompte à faire des erreurs, et donc décevoir. Sam Altman met d’ailleurs en garde les utilisateurs : « C’est une erreur de l’utiliser pour quoi que ce soit d’important pour le moment » ! À son lancement, le chatbot refuse de répondre à bon nombre de questions par mesure de sécurité, mais les internautes s’amusent déjà à contourner ces règles, qui seront plus tard assouplies.
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C’est le premier signe qu’un changement pour le Web s’amorce. Google prend très au sérieux le lancement de ChatGPT et déclenche « un code rouge » en interne, rapporte le New York Times, au point de rappeler les fondateurs et ex-dirigeants Larry Page et Sergey Brin. La firme de Mountain View sent bien que ce nouveau venu peut potentiellement mettre à mal la recherche en ligne, secteur où elle détient un quasi-monopole depuis des années. Aujourd’hui, Google a retrouvé sa place dans la course à l’IA. En témoigne le récent lancement de Gemini 3, son dernier modèle, qui a incité cette fois-ci les équipes d’OpenAI à se mettre en alerte selon un mémo interne révélé par The Information.