• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimancheDimanche Éco

L’Intelligence artificielle, une technologie entre mirages et vrais virages

Photo de Marine Protais

Marine Protais

Publié le 13 novembre 2025 à 06:00 - Mis à jour le 17 novembre 2025 à 16:39

Plusieurs observateurs pensent que l'IA est une bulle prête à exploser

Plusieurs observateurs pensent que l'IA est une bulle prête à exploser

LTD/Laura Acquaviva

La Tribune Dimanche

N143 ● 28 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Or : après avoir racheté des mines, le Burkina Faso face au défi de leur financement

  • 2

    La découverte inattendue des scientifiques face aux déchets radioactifs au fond de l'océan

  • 3

    Raccordement des renouvelables : la publication d'une carte des zones saturées inquiète la filière

  • 4

    Acquisition d'Exail Technologies : Safran et la famille Gorgé ne trouvent pas d'accord

  • 5

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 6

    Le canal du Panama face au défi de la sécheresse

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
SPÉCIAL AIM 2025 - Trois ans après la déferlante de l’IA générative, les agents peinent à démontrer leur utilité et les gains de productivité déçoivent. Pendant ce temps, OpenAI s’emploie à bâtir un nouvel Internet dont la porte d’entrée serait ChatGPT.

« Ce n’est que du slop ». Comprendre : de la bouillie. Les mots d’Andrej Karpathy, chercheur influent et co-fondateur d’Open-AI, tombent comme un couperet. Au micro d’un podcast, l’informaticien bâche l’enthousiasme autour des applications de l’IA générative en entreprise. Il vise les agents, ces systèmes pouvant effectuer en quasi-autonomie des tâches spécifiques – du service client à la planification – et comparables en cela à un salarié, selon Karparthy. Pour lui, ils ne seront pas vraiment efficaces avant une décennie. « L’industrie prétend qu’ils marchent déjà à merveille, mais ce n’est pas vrai, insiste-t-il. Ils ne sont pas assez intelligents, n’ont pas assez de mémoire, ne sont pas assez multimodaux… »

Ces mots reflètent l’ambiance, trois ans après le déferlement de l’IA générative dans nos vies : une légère désillusion. Plusieurs observateurs parlent même d’une bulle prête à exploser. Les gains de productivité, quoique visibles dans certaines entreprises, ne sont pas encore massifs. Et parfois, l’IA fait même perdre du temps. « Il y a eu un effet soufflé, car cette technologie est arrivée dans les entreprises comme une solution qui n'a pas encore trouvé son problème », observe Pascal Bizzari, DG du cabinet Avisia.

A LIRE AUSSI

« C'était devenu un peu malsain. »... Quand l'intelligence artificielle envahit nos vies

Paradoxalement, les dirigeants continuent d’y croire et d’investir dans ces technologies. Une récente étude du Boston Consulting Group estime que les agents, qui n’existent que depuis un an, constituent déjà 17 % des investissements dans l’IA. Et cette part devrait doubler l’an prochain. Certaines sociétés invoquent déjà l’IA pour justifier d’impressionnantes coupes dans leurs effectifs. Cependant, d’autres chiffres sèment le doute. Ceux du Census Bureau aux États-Unis, par exemple, montrent un ralentissement, depuis juillet, de l’adoption de l’IA dans les grandes entreprises.

Les promesses, elles, restent grandiloquentes. En octobre dernier, elles se sont étalées lors de la grand-messe de Salesforce, à San Francisco, à laquelle nous avons assisté. Le géant américain du logiciel présentait, à grands coups d’efforts marketing, plusieurs dizaines d’entreprises déjà clientes de ses agents. Certaines, comme Dell, revoient en profondeur leur méthode de travail et gagnent plusieurs jours sur leur chaîne d’approvisionnement. Mais Marc Benioff, exubérant PDG de la firme qui, il y a encore un an, parlait de « force de travail numérique » accessible à portée de clic, a tempéré quelque peu son discours.

« Le taux d’accélération de la technologie et de l’innovation dépasse de loin le taux d’adoption des agents », a-t-il répété à plusieurs reprises. Et dans les allées du salon, les entreprises présentaient surtout des chatbots de service clients plus peaufinés que les précédentes générations, mais assez loin du « salarié virtuel ».

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

Pas de baguette magique

« Il y a du scepticisme, car les agents, même s’ils sont plus ciblés qu’un ChatGPT et, donc, plus simples à déployer, ne sont pas des baguettes magiques. Le coût et le temps du changement restent incompressibles », explique Sophie Dionnet, vice-présidente produit et solutions business de Dataiku, start-up spécialiste de l’IA. « Ces outils sont efficaces si l’entreprise dispose déjà d’informations fiables et bien organisées », abonde Édouard Beaucourt, directeur général Europe de Pigment, autre champion tricolore du secteur qui vient de lancer ses propres agents spécialisés dans l’analyse de données financières.

Mieux vaut éviter de mettre à la disposition d’un agent 12 versions différentes du même document, car il ne sera pas capable de savoir que la dernière fait foi. Sans oublier les nouveaux risques cyber et le coût énergétique colossal que ces nouveaux outils génèrent, et auxquels les entreprises doivent se préparer.

A LIRE AUSSI

L’intelligence artificielle pourrait supprimer 100 millions d’emplois aux États-Unis

L’industrie butte, par ailleurs, sur des problèmes persistants. Notamment les erreurs, parfois appelées « hallucinations », que commettent régulièrement ces modèles. Ils s’appuient sur des probabilités pour deviner le mot suivant, et sont donc prompts à inventer des faits. En septembre dernier, OpenAI déclarait que ce défi restait l’un des plus importants de l’industrie. Comme les modèles sont davantage récompensés à deviner, la seule solution serait donc de revoir en profondeur leur technique d’apprentissage, estime le créateur de ChatGPT.

Ces limites expliquent sans doute pourquoi la révolution promise par l’IA en entreprise tarde à se concrétiser. Mais, alors que la majorité des sociétés tâtonnent encore, c’est ailleurs que la mutation se joue : dans la manière dont l’IA est en train de remodeler le Web et, avec lui, toute l’économie numérique. Malgré ses erreurs, ChatGPT a bouleversé nos habitudes de recherche, en particulier chez les plus jeunes : selon une étude de l’agence Heaven, 60 % des 18-25 ans ont souvent recours à ChatGPT et à d’autres IA pour chercher des informations. De quoi perturber sérieusement Google. Le moteur de recherche a répliqué en intégrant sa propre fonctionnalité de synthèse automatisée, « AI Overview », pour le moment indisponible en France. « L’enjeu de cette course est de déterminer qui dominera la prochaine ère du Web », résume Arthur Kannas, président de l’agence Heaven.

Le Web en plein bouleversement

Les signaux d’un basculement s’accumulent. Le trafic « réel » sur Wikipédia, généré par des vues humaines, a chuté de 8 % sur un an. Selon Similarweb, la part du trafic mondial en provenance des moteurs de recherche a reculé de 5 % en douze mois, tandis que, sur Google, les requêtes d’actualité qui ne génèrent aucun clic sont passées de 56 % à 69 %. « On entre dans un internet sans trafic », projette Arthur Kannas.

Cette nouvelle donne inquiète. « Si les contributeurs, qui vivent des abonnements ou de la publicité, ne sont plus lus, ils ne seront plus incités à produire, alerte Fabian Suchanek, chercheur à Télécom Paris. On risque un appauvrissement du web, pénalisant aussi bien les internautes que les modèles d’IA, privés de contenu frais à ingérer ». Dans un article scientifique récent, le chercheur alerte sur une possible « cannibalisation du Web » par les IA.

A LIRE AUSSI

OPINION. « Pour une Europe souveraine dans l’intelligence artificielle »

Julien Cadot, directeur général du groupe média Humanoid (Numerama, Frandroid), observe déjà cette évolution. « Depuis un an, je constate des baisses d’audience. Difficile de dire si cela vient des IA ou de Google, mais le mouvement est là ». L’impact est d’autant plus significatif que ces contenus sont le pilier du modèle d’affiliation, qui représente 30 % des revenus du groupe. « C’est une phase d’incertitude, et il faudra sans doute que ça aille mal avant d’aller mieux ».

Face à ces bouleversements, Humanoid multiplie les initiatives : renforcement de la vidéo, consolidation des communautés de lecteurs, et expérimentation avec Perplexity, le moteur de recherche dopé à l’IA. De son côté, Le Monde a signé avec OpenAI : en échange de ses articles utilisés pour l’entraînement des modèles, le quotidien bénéficie d’une meilleure visibilité dans ChatGPT. Un privilège rare : en France, le quotidien est le seul à y avoir accès. Les médias plus petits, mais pointus sur des sujets précis, qui ne bénéficieront pas de cette visibilité, risquent de disparaître.

ChatGPT, le nouveau TikTok ?

Marques et médias explorent aussi d’autres pistes : soigner leur présence dans les chatbots. « ChatGPT, Grok (l’IA d’Elon Musk) ou Gemini (Google) sont devenus des sortes d’influenceurs, observe Marie Raimbert-Galtier, directrice générale de Jellyfish, agence de marketing. Leur impact peut être comparable à celui d’une tendance TikTok, mais sur un public avec un plus fort pouvoir d’achat ».

Selon une étude de l’agence, 47 % des Français de plus de 40 ans reconnaissent avoir été influencés par un chatbot dans leurs choix d’achat. Jellyfish, comme d’autres agences, propose ainsi des outils permettant de suivre de près sa réputation sur ses chatbots, et tenter de l’influencer.

A LIRE AUSSI

Clara Chappaz ministre déléguée de l’intelligence artificielle et du numérique : « Spectateurs, ressaisissez-vous ! »

Ces dernières semaines, la prise d’assaut du Web par OpenAI s’est accélérée. ChatGPT s’est doté d’un fil d’actualité personnalisé, d’un système de paiement, d’applications directement intégrées… De quoi faire son shopping, réserver un hôtel via Booking ou écouter de la musique sur Spotify, suivre l’actualité… sans sortir du chatbot. Tout récemment, la firme a annoncé le lancement de son navigateur dopé à l’IA, Atlas, qui résume les pages visitées et enregistre les préférences des utilisateurs. Pour Julien Cadot, cette évolution « marque peut-être la fin du web ouvert ».

À lire également

  • La présidente France de Microsoft : « Il faut aussi apprendre à manager l’intelligence artificielle »
  • Anne Le Hénanff, ministre de l’Intelligence artificielle et du Numérique : « Créer un réflexe de préférence européenne »
  • Emploi : France Travail va généraliser une intelligence artificielle pour le tri des candidats fin 2025

Selon lui, l’économie construite sur cet Internet – notamment les médias, les commerces en ligne et les créateurs de contenu - est remise en cause. OpenAI devient une sorte de nouveau web, où tout est accessible à l’intérieur d’une seule interface. L’entreprise suit ainsi la trajectoire des Big Tech avant elle : bâtir un empire si massif qu’il en devient inévitable. Récemment, le média américain The Information rapportait un mémo interne, révélateur, d’un cadre dirigeant d’OpenAI. Il y expliquait son objectif : atteindre un milliard d’utilisateurs actifs chaque semaine et faire de ChatGPT un produit « aussi indispensable qu’une brosse à dents ».

Marine Protais

Sur le même sujet

À Miami, les fresques à l'effigie de Lionel Messi témoignent de l'immense popularité de la star argentine, comme celle signée par l'artiste Maximiliano Bagnasco.
Sports

Coupe du monde 2026 : à Miami, Lionel Messi joue à domicile avec l'Argentine
Premium

Près de la ville de Nuuk, au Groenland.
Dans le monde

Arctique : la nouvelle bataille des routes maritimes mondiales
Premium

Fabienne Arata, Fanny Picard ET Jessica Matoua-David
Opinions

OPINION. « Diriger dans un monde qui se reconfigure », par Jessica Matoua-David, Fanny Picard et Fabienne Arata

Gaspard Gatzer, ancien conseiller de François Hollande.
Opinions

OPINION. « Combat de MMA et fête XXL à la Maison-Blanche. La joie politique n’appartient-elle plus qu’à la droite ? », par Gaspard Gantzer

Alexandre Sevenet, président de Cinov Ingénierie
Opinions

OPINION. « MaPrimeRénov’ : pourquoi la suppression des aides à l’isolation est une erreur stratégique », par Alexandre Sevenet, président de Cinov Ingénierie

Vue aérienne de Nuuk, au Groenland, le 15 janvier 2026.
Dimanche Éco

« Le chemin le plus court pour tirer des missiles nucléaires passe par l’Arctique » : le retour de la guerre froide au Groenland
Premium

Des militaires de la 148e brigade d'artillerie indépendante de Jytomyr des forces armées ukrainiennes se préparent à lancer un drone de reconnaissance Raybird en direction des troupes russes.
Dimanche Éco

« Chaque semaine, nous avons de nouvelles mises à jour » : comment la guerre a transformé l'Ukraine en terrain d'innovation militaire
Premium

Fin d'été sur l'Øresund et la Louisiane.
Gastronomie & Sorties

Le Louisiana Museum, ce chef-d’œuvre danois entre art et nature