La start-up française Bodyguard révèle son Observatoire de la Haine en ligne montrant une progression des discours racistes et homophobes parmi la masse des contenus haineux. Facebook et YouTube sont les plateformes où la part des commentaires toxiques est la plus importante.Facebook détrône YouTube en matière de contenus haineux. Selon le baromètre de la start-up Bodyguard, les deux plateformes sont au coude à coude, avec respectivement 10,3 et 10,2 % de leurs contenus classés comme toxiques. Pour la seconde année consécutive, l’entreprise spécialiste de la modération publie son Observatoire de la haine en ligne. Elle y analyse les commentaires des comptes de réseaux sociaux de ses clients : des médias (dont La Tribune), des marques et des personnalités. La jeune pousse leur propose un service de filtrage des commentaires.
Le racisme et l'homophobie progressent
D’un point de vue général, les chiffres peuvent paraître rassurants. La proportion de contenus toxiques passe de 2,8 % en 2024 à 1,3 % en 2025. Toutefois, la base étudiée par Bodyguard a évolué en un an. Le volume de messages analysés a plus que triplé pour atteindre 14,3 milliards de commentaires. Et la jeune pousse a élargi son périmètre à d’autres plateformes en intégrant TikTok et Discord.
Ces dernières sont moins touchées (2 % de leurs contenus) par les contenus haineux que YouTube, X (ex-Twitter, 8 %), Instagram (4,3 %) et Facebook. Fait intéressant : la toxicité de LinkedIn progresse rapidement, passant de moins de 1 % à 1,5 % des commentaires identifiés comme toxiques. C'est le signe que la plateforme accueille les déserteurs d’autres réseaux et devient un « nouveau Facebook », selon Charles Cohen, où sont discutés des sujets politiques et d’actualité.