Cybersécurité : la start-up Tehtris finalement reprise par l’un de ses actionnaires

Richard Vacher Detournière est aux commandes de Tehtris depuis fin 2025.
Tehtris

Richard Vacher Detournière est aux commandes de Tehtris depuis fin 2025.
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Propriété intellectuelle, technologies, infrastructures, équipes clés en France et à l’international et l’ensemble des contrats fournisseurs et commerciaux en cours de la start-up sont repris par un fonds d’investissement piloté par Jolt Capital. La notion de continuité, pour les salariés comme pour les clients, est ainsi placée au cœur de la reprise de Tehtris validée le 18 juin par le tribunal des affaires économiques de Paris. La marque Tehtris sera d’ailleurs maintenue.
Une étape importante après d’importantes difficultés pour la start-up de cybersécurité. Tehtris est ainsi passée successivement par un plan de licenciements à l’automne dernier, l’éviction coup sur coup de ses deux cofondateurs, Elisa Poincet et Laurent Oudot fin 2025, puis son placement en redressement judiciaire au printemps.
Le contraste est d’autant plus frappant avec les premières années de Tehtris qui avait levé 64 millions d’euros en deux fois et dont les solutions de cybersécurité étaient brandies par la Région Nouvelle-Aquitaine et par l’État comme des garanties de souveraineté dans le cyberespace.
La reprise des actifs de Tehtris est pilotée par Jolt Capital, qui possédait 22 % du capital de l’entreprise. Ce fonds francilien se concentre sur les deeptechs à fort potentiel de croissance (cybersécurité, semi-conducteurs, santé numérique, IA, photoniques, etc.) telles que ChapsVision, Dolphin Semiconductor, Microoled, BoydSense, Bioserenity, BC Plaforms, Alphamos ou encore NIL Technology.
« Cette opération marque le début d’un nouveau chapitre et renforce notre ambition : proposer à nos clients une solution de cybersécurité souveraine, performante et innovante », indique la direction de Tehtris. Elle tient avant tout à rassurer son écosystème : « la reprise concerne l’ensemble des actifs stratégiques nécessaires à la poursuite et au développement des activités […] contrats, services et engagements restent inchangés ; services et niveaux de support sont maintenus ; les opérations se poursuivent normalement. »
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