Spécialisée dans les logiciels de gestion et de coordination des soins, l’entreprise britannique vient d’annoncer une levée de fonds pour renforcer son développement technologique et poursuivre sa présence sur le marché français.Arrivée en France en octobre 2024 portée par une première levée de fonds de 15 millions d’euros, la start-up créée à Londres en 2018 officialise une deuxième levée de fonds en série C, menée par Revaia avec la participation de Partech et le soutien renouvelé de Mercia Ventures et Octopus Ventures. « Cette levée de fonds confirme la confiance qui a été mise en nous. Notre projet en France est primordial parce que c'est un des marchés les plus importants d'Europe. C’est une marche vers l'internationalisation », se félicite Céline Brun, directrice du développement France à Toulouse.
L'éditeur britannique Semble propose un logiciel médical tout-en-un, interopérable, qui optimise la coordination interdisciplinaire. Destinée aux professionnels de santé, cette solution leur permet de gérer, via une plateforme unique, leur activité au quotidien : prise de rendez-vous, dossier médical, facturation, parcours de soins, etc. « La solution a également été construite pour permettre un accompagnement du patient 360 degrés, avec un suivi très en amont de la consultation grâce à l’envoi de questionnaires ou d’informations médicales », ajoute Céline Brun : « La prise en charge du patient devient aussi importante que le soin ».
Un marché français en pleine mutation
Fort d’un chiffre d’affaires de 12 millions de livres au Royaume-Uni, en 2025, Semble mise aujourd’hui sur un marché français en pleine mutation, entre multiplication des centres de santé, vieillissement démographique et pénurie de médecins. « Face à une demande croissante des patients et à des tensions persistantes sur les ressources médicales, plus de 200 000 médecins voient leur mode d'exercice évoluer rapidement. Les cabinets isolés laissent progressivement place à des organisations de soins plus collaboratives, comme en témoigne l'essor des centres de santé et des maisons de santé pluridisciplinaires », argumente l’entreprise.