IA : Sophia-Antipolis se dote d’un pôle spécifique pour asseoir sa compétitivité
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Le pôle Alpha doit servir de vitrine aux expertises IA de la technopole numéro un en Europe
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Le pôle Alpha doit servir de vitrine aux expertises IA de la technopole numéro un en Europe
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Le sujet de la décentralisation n’est pas si nouveau. S’il occupe aujourd’hui beaucoup les esprits et les discours, déjà en 1960, c’est la volonté de décentraliser la matière grise en dehors de la Capitale qui sera le point de départ de la création de Sophia-Antipolis, en 1969. L’idée, c’est celui qui est alors sous-directeur de l’Ecole des Mines et qui sera plus tard sénateur, qui la porte, Pierre Laffitte. Au fil du temps, Sophia-Antipolis s’est forgée une identité, accueillant de nombreux acteurs de l’innovation et des centres de recherche.
Plus de 55 ans plus tard, Sophia-Antipolis est toujours la première technopole européenne. Elle a eu des hauts et des bas, des moments moins faciles notamment lors de départs de grandes entreprises comme Texas Instruments ou Galderma, mais elle a aussi gagné sa reconnaissance en matière d’intelligence artificielle en étant l’une des quatre territoires à obtenir un Institut 3IA en 2019 aux côtés de Paris, Grenoble et Toulouse, quand peu d’acteurs y croyaient. Reconnaissance renforcée en 2024, avec la labellisation IA Cluster, suite à l’appel à manifestation d’intérêt lancé par l’État.
Cependant, Sophia-Antipolis veut être encore plus visible et surtout plus offensive face à une concurrence qui s’accroît forcément, notamment sur les talents. L’idée étant non pas de concurrencer la Silicon Valley, comme souvent on en prête l’intention au territoire, mais plutôt de marquer encore plus la différence avec Munich par exemple, la Floride ou Raleigh, en Caroline du Nord. « Sophia-Antipolis n’a pas de concurrent comparable en Europe. Munich n’est pas structuré de la même façon mais peut être un partenaire. D’ailleurs, nous travaillons ensemble », précise Alexandre Follot, directeur général du Symisa, le syndicat mixte qui gère le parc technologique. Quant à l’Asie, « nous n’avons aucune logique de partenariats avec la Chine ».