IA générative : la France lance un appel scientifique mondial pour protéger les mineurs
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Intelligence artificielle : Paris veut imposer un standard de sécurité mondial pour les mineurs via le G7.
Reuters
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Intelligence artificielle : Paris veut imposer un standard de sécurité mondial pour les mineurs via le G7.
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En marge du Sommet mondial sur l'impact de l'intelligence artificielle (India AI Impact Summit 2026), Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique, a lancé un appel à la collecte de données scientifiques internationales sur les vulnérabilités des mineurs face aux IA génératives. Ce dispositif doit nourrir directement les travaux d'une commission d'experts voulue par l'Élysée.
L'objectif est de documenter les effets concrets de ces technologies, dont l'adoption par les jeunes dépasse souvent la capacité de réaction des cadres législatifs traditionnels. Les contributions recueillies permettront d'élaborer des recommandations opérationnelles. Ces dernières seront présentées sous l'égide de la présidence française du G7, marquant la volonté de Paris d'imposer un standard de sécurité dès la conception des modèles.
Le panel réuni à New Delhi par l'ambassadrice pour l'IA et le Numérique, Clara Chappaz, a mis en lumière l'urgence d'une normalisation internationale. Autour de figures comme le philosophe Frédéric Worms (ENS) ou Gaurav Aggrawal (Reliance Jio), les discussions ont pointé du doigt la responsabilité directe des concepteurs d'IA et des plateformes de diffusion. Il s'agit d'interroger la manière dont les outils grand public interagissent avec les publics les plus jeunes, souvent sans filtres adéquats.
La France rappelle à cette occasion son arsenal législatif récent, notamment l'interdiction de l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans votée en première lecture par l'Assemblée nationale. Ce socle juridique sert de base à une ambition plus vaste : établir des normes communes de régulation à l'échelle mondiale. L'appel à contributions doit ainsi fournir la matière première — données et preuves scientifiques — nécessaire pour contraindre les acteurs industriels à davantage de transparence et de sécurité.
La stratégie française repose sur une coopération multilatérale étroite, impliquant des puissances comme l'Inde, représentée lors de l'événement par Amit A. Shukla, secrétaire adjoint à la cyberdiplomatie. La ministre Anne Le Hénanff insiste sur le fait que la protection de l'enfance en ligne doit devenir une « priorité absolue » de la gouvernance mondiale du numérique. Cette mobilisation vise à sortir d'une approche réactive pour anticiper les risques de manipulation, d'addiction ou de désinformation induits par les systèmes génératifs.
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Le calendrier est désormais fixé sur les échéances du G7. En s'appuyant sur la science pour justifier l'intérêt général, Paris tente de construire un consensus international capable de protéger les populations les plus vulnérables sans freiner l'innovation. Les travaux de la commission d'experts, irrigués par cet appel international, constitueront la boussole de cette future régulation globale.
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