ETN, la nouvelle émission tech européenne qui reprend les codes de la Silicon Valley
Guillaume Renouard, à Londres.
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Ronan Chambers et Luke Knight
ETN
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Ronan Chambers et Luke Knight
ETN
La communication est soigneusement léchée : sur un crescendo tiré des Quatre saisons de Vivaldi, deux jeunes hommes en costume en lin blanc, sur une chemise blanche portée sans cravates, lunettes de soleil sur le nez, jouent aux échecs, pianotent sur leurs MacBook Pro, boivent du champagne et passent des appels au volant de leur Ferrari. Dans le fond, on reconnaît les clichés touristiques de la capitale britannique : Le Tower Bridge, la Tamise, les fameux bus rouges à deux étages, l’Union Jack.
Cette vidéo de lancement soigneusement produite est celle de l’European Tech Network (ETN), une nouvelle émission que les deux cofondateurs, Ronan Chambers et Luke Knight, deux jeunes techies londoniens, envisagent comme « le media de référence pour la tech européenne ». Le concept : trois heures de discussion diffusées en direct, deux fois par semaine, entre les deux hôtes et cinq invités (entrepreneurs, investisseurs, programmeurs…) par émission, avec pour ambition de parvenir à terme à cinq podcasts par semaine. S’ils n’ont pas encore tourné leur première émission, ils ont déjà levé plus de 150 mille livres auprès de différents investisseurs, et ont dû doubler la capacité prévue pour leur soirée de lancement qui avait lieu la semaine dernière à Londres.
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Les deux cofondateurs l’avouent sans ambages : leur concept est fortement inspiré de The Broadsheet Podcast Network, ou TBPN, un podcast vidéo quotidien animé dans la Silicon Valley par John Coogan et Jordi Hays — qui, contrairement à leurs homologues londoniens, portent des costumes sombres, avec toutefois la même chemise blanche sans cravate. En moins d’un an d’existence, le podcast cartonne et affiche déjà des statistiques impressionnantes : près de 30 000 abonnés YouTube et cinq millions de dollars de revenus publicitaires annuels, que le duo, qui a récemment embauché un président pour accélérer sa croissance, souhaite porter à 15 en 2026.
Guillaume Renouard, à Londres.