Développer des micro-batteries Li-ion céramiques entièrement recyclables, rechargeables et sans métaux lourds. Tel est le pari de la startup rhodanienne Iten, fondée en 2012 par un ancien d'Usinor (devenu Arcelor), qui avait d'abord œuvré au développement d'alliages spécifiques pour l'industrie électronique pour des applications automobiles.
Il s'était ensuite lancé dans une carrière d'entrepreneur chez une startup du groupe Dassault. Mais dès 2012, c'est à travers la création de la jeune pousse Iten qu'il a voulu changer la donne en développant des micro-batteries de nouvelle génération, pour des applications que l'on pourrait ensuite retrouver partout ou presque : dispositifs médicaux, objets connectés, capteurs autonomes, cartes à puces, voire même horlogerie ou bioélectronique...
« C'est en discutant avec des amis électroniciens que j'ai découvert les problématiques de micro-stockage au sein des circuits électroniques, et les défis que représentaient les piles boutons encombrantes, qu'il fallait monter manuellement, et posaient des problèmes de recyclage », explique à La Tribune Fabien Gaben, PDG et fondateur d'Iten.
Avec une ambition : répondre aux besoins des grands groupes industriels de l'électronique, de l'énergie et des transports, en s'appuyant sur un niveau de miniaturisation très important, auquel il aurait déjà commencé à fournir de premiers exemplaires de sa micro-batterie.
« Après plus de 8 ans de R&D, nous disposons de plus de 200 brevets dans le monde, notre technologie est aboutie et nous serons en mesure de fournir tous les industriels, même ceux utilisant les composants électroniques les plus exigeants, comme par exemple les fabricants d'équipements médicaux dont les produits doivent être stérilisés à 150 degrés », déclare Fabien Gaben.
Son innovation, lauréate à deux reprises du Concours Mondial d'Innovation (2015 et 2017) et déjà protégée par une centaine de brevets, repose sur le développement de micro-batteries lithium-ion solides, conçues selon un procédé développé entièrement en interne et reposant sur une architecture innovante et miniaturisée, ainsi que sur des électrodes en céramique et des matériaux "standards" qui n'utilisent ni terres rares, ni métaux lourds.