SFR : Altice rejette l’offre de rachat à 17 milliards
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Arthur Dreyfuss, PDG d'Altice France.
Blondet Eliot/ABACA via Reuters - Blondet Eliot/ABACA - Blondet Eliot/ABACA
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Arthur Dreyfuss, PDG d'Altice France.
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Le rachat de SFR par ses principaux concurrents s'annonce être un long chemin. L’offre de rachat de SFR, déposée mardi par Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange, a été « immédiatement rejetée », a indiqué mercredi Arthur Dreyfuss, PDG d’Altice France, la maison mère de l’opérateur, dans un message interne adressé aux salariés.
Les trois concurrents avaient soumis une proposition non engageante portant sur « la plupart des actifs de l’opérateur SFR » pour un montant de 17 milliards d’euros. Une somme qui témoigne de l’intérêt du secteur pour un acteur historique fragilisé par une dette lourde et un contexte de restructuration.
« Nous vous confirmons avoir reçu hier soir une offre indicative pour une partie des actifs d’Altice France. Cette offre a été immédiatement rejetée », a précisé Arthur Dreyfuss. Les négociations ne font donc que commencer.
Les salariés de SFR et les syndicats redoutent que cette opération ne débouche sur une vente d’actifs ou des coupes dans les effectifs. « Cette opération de concentration, si elle se concrétise, pourrait entraîner la suppression de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects », a dénoncé mercredi la CFDT dans un communiqué, exigeant des « garanties concrètes » pour les salariés.
Avec la CGT et le CSE du groupe, la CFDT a d’ailleurs fait appel de la validation par la justice du plan de sauvegarde accélérée d’Altice France, adopté par le tribunal des activités économiques. Une audience sur ce recours est prévue le 4 novembre.
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Sur le plan politique, l’exécutif suit le dossier de près. Le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a prévenu qu’il serait « extrêmement vigilant » quant à « l’impact sur le prix des consommateurs et l’impact sur la qualité de service » en cas de rapprochement entre opérateurs.
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Cette réaction souligne la sensibilité du marché des télécoms français, déjà marqué par une forte concurrence tarifaire depuis l’arrivée de Free en 2012, et où toute concentration pourrait avoir des effets notables sur la structure du secteur.
(avec AFP)
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