Comment Air France-KLM parvient à faire décoller sa rentabilité
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La rentabilité d’Air France-KLM a dépassé le cap des 6 %. Et file droit vers les 8 %.
SAA - REUTERS - Sarah Meyssonnier
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La rentabilité d’Air France-KLM a dépassé le cap des 6 %. Et file droit vers les 8 %.
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Longtemps considérée comme son talon d’Achille, la rentabilité d’Air France-KLM reprend peu à peu de la hauteur. L’entreprise a en effet dévoilé une marge d’exploitation de 6,1 %, contre 5,1 % en 2024, à la faveur d’un résultat opérationnel record de 2 milliards d’euros. Et la cible n’a pas changé d’un iota : « Si nous voulons être en mesure d’investir à hauteur de nos besoins, nous devons atteindre la cible que nous nous sommes fixée, soit une marge de plus de 8 % dans les deux prochaines années », a rappelé Steven Zaat, le directeur financier du groupe.
La compagnie aérienne historique reste pourtant encore loin du niveau de rentabilité de l’un de ses principaux concurrents, la compagnie IAG – maison mère de British Airways et Iberia – qui avait affiché près de 14 % en 2024. Mais l’entreprise franco-néerlandaise semble sur la bonne voie.
« Ces résultats records reflètent la patte de l’équipe menée par Ben Smith, estime Tristan Thiebaut, expert aéronautique au sein du cabinet Archery Strategy Consulting. C’est la confirmation que la stratégie d’un capitaine d’industrie avec une vision est plus payante que celle menée par des hommes issus d’entreprises publiques, comme on en a connu par le passé. » Le chiffre d’affaires a atteint l’an dernier des sommets, à 33 milliards d’euros, en hausse de 4,9 %.
Il faut dire qu’Air France-KLM a bénéficié en 2025 de plusieurs vents porteurs, malgré un contexte géopolitique défavorable empêchant ses appareils, par exemple, d’emprunter l’espace aérien russe. À la faveur d’une hausse soutenue du trafic aérien, le groupe est parvenu à transporter 102,8 millions de passagers, en hausse de 5 %. « C’est un record », s’est réjoui Ben Smith, le PDG de la compagnie. Ceci dit, avec une capacité offerte (en siège-kilomètre) en augmentation de 4,9 % et un trafic (en nombre de kilomètres parcourus par passager) en hausse de 4,3 %, le taux de remplissage des avions a connu un léger retrait de 0,5 point, à 87,2 %.