Hydrogène : Alstom est confiant sur sa capacité à livrer les trains régionaux en Bourgogne-Franche-Comté
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Le train à hydrogène baptisé Regiolis H2.
CAF / Jade Kautzmann
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Le train à hydrogène baptisé Regiolis H2.
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Depuis le début de l’année 2025, le gouvernement français a annoncé la suspension des aides financières destinées aux projets de trains à hydrogène, provoquant une onde de choc dans le secteur ferroviaire et chez les acteurs régionaux engagés dans cette transition écologique. Cette décision a suscité des craintes quant à la viabilité de nombreux projets de transport durable déjà en cours, rendant difficile l’avancement de certaines technologies innovantes dans le domaine ferroviaire.
Malgré ces défis, Alstom a pris le parti de continuer à avancer dans ses projets de trains à hydrogène, en s’appuyant sur la solidité des commandes régionales passées et sur l’avancement technique des prototypes. Pour rappel, le groupe a déjà produit une flotte de 14 trains régionaux à hydrogène qui circulent en Allemagne (Basse-Saxe), et 12 rames ont été commandées par différentes régions françaises : la Bourgogne-Franche-Comté, l'Occitanie, le Grand Est et l'Auvergne-Rhône-Alpes.
Face à la confusion, Frédéric Wiscart, président d’Alstom France précise que « le programme des trains à hydrogène régionaux est complètement indépendant et n’est pas impacté par l'arrêt du financement IPCEI. » En réalité, Alstom travaille sur trois programmes distincts : les briques de base, soit le développement de composants fondamentaux et de systèmes en interface avec la pile à combustible, adaptés aux besoins spécifiques du ferroviaire ; les trains régionaux avec l’intégration de la technologie hydrogène dans des trains de passagers, incluant les projets français et allemands ; et enfin les locomotives à hydrogène qui concerne le développement de locomotives de manœuvre ou de fret, non destinées au transport de passagers.
Le financement du programme Projets Importants d’Intérêt Européen Commun (IPCEI) ne concernait que les familles 1 (briques de base) et 3 (locomotives). « La suspension de ce financement oblige à revoir toutefois notre stratégie pour ces deux programmes », explique Frédéric Wiscart. Le directeur ajoute que les briques de base nécessaires aux trains régionaux sont déjà à un stade de maturité suffisant, et que la pile à combustible utilisée dans ces trains est fournie par un partenaire externe, renforçant l'indépendance de ce programme.