LGV Bordeaux-Toulouse : la justice maintient l'autorisation environnementale
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Les travaux de la LGV Bordeaux-Toulouse ont démarré.
Rémi Benoit
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Les travaux de la LGV Bordeaux-Toulouse ont démarré.
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Nouveau revers pour les opposants à la LGV Bordeaux-Toulouse. Le tribunal administratif de Toulouse a débouté ce mardi le recours déposé par des opposants au chantier sur l'aménagement ferroviaire au nord de la Ville rose pour permettre l'arrivée de la ligne à grande vitesse.
Saisie en référé, la juridiction « a considéré que les moyens soulevés par l’association requérante n’étaient pas de nature à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ». La demande de suspension de l'autorisation environnementale a ainsi été rejetée.
Cette LGV, dont la construction a débuté en mai 2024, doit notamment relier en 2032 Toulouse à Paris en 3 heures et 10 minutes, gagnant plus d'une heure sur le temps de voyage actuel.
Mais lors de l'audience du 22 septembre dernier, les militants écologistes avaient partagé leur inquiétude quant aux possibles atteintes à l'environnement et pollution de l'eau induites par les travaux entre la gare Matabiau, dans le centre de la Ville rose, et la commune de Saint-Jory, une vingtaine de kilomètres plus loin. Une des avocates des opposants à la LGV, Anne-Sophie Barrère, a notamment estimé à l'audience que la construction prévue de voies supplémentaires, qu'elle a qualifiée de « destructrice de biodiversité », menaçait des espèces protégées dont certains oiseaux, insectes ou encore chauves-souris. L'association Les Amis de la Terre plaidait pour une modernisation des voies existantes.
Mais l'avocate de SNCF Réseau, Pascale Pessoa, avait pour sa part pointé que la construction de nouvelles voies « est reconnue nécessaire par les études réalisées depuis un certain temps » et que l'Agence régionale de santé (ARS) a bien été consultée sur un éventuel risque de pollution de l'eau dans le point de captage de Saint-Jory.
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Cette décision intervient alors que la semaine dernière l'Autorité environnementale, instance consultative et indépendante, d’ordinaire généreuse en compliments sur la qualité du travail d’étude de SNCF Réseau, s'est montrée cette fois plus circonstanciée. Le comité juge « incomplète » l’étude d’impact portant sur les opérations préalables aux travaux de la future ligne à grande vitesse entre les deux capitales du Sud-Ouest. Le 9 septembre dernier, le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a pour sa part rendu un avis défavorable dans le volet touchant à la préservation des espèces, estimant que les garanties apportées n'étaient suffisantes.
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