Les Italiens prennent le pouvoir chez Stellantis et sortent les Français
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

John Elkann, président du groupe Stellantis et héritier de la famille Agnelli fondatrice de Fiat.
YN - REUTERS - Yara Nardi
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

John Elkann, président du groupe Stellantis et héritier de la famille Agnelli fondatrice de Fiat.
YN - REUTERS - Yara Nardi
Fini la domination des Français ex-PSA. L’ex-directeur général Carlos Tavares les avait amenés avec lui, lors de la création de Stellantis début 2021 pour redresser l’ancien périmètre de Fiat Chrysler Automobiles en déshérence. Mais las. La démission forcée de Carlos Tavares fin 2024 a sonné la fin d’une ère. L’arrivée d’Antonio Filosa à la tête opérationnelle du groupe franco-italo-américain le 23 juin dernier était déjà un premier signe du retour en force des Italiens de l’ex-FCA qui se sentaient sur la touche. Ce mouvement s’est fortement accentué mercredi. Avec la nomination de deux nouveaux italiens à des postes-clés.
Francesco Ciancia remplacera ainsi à partir du 1er novembre au poste de directeur mondial de la production Arnaud Deboeuf. Ce dernier quitte l’entreprise. Il avait été naguère responsable de Dacia au sein du groupe Renault puis secrétaire général de l’Alliance Renault-Nissan aux côtés de Carlos Ghosn, avant d’être recruté par Carlos Tavares chez PSA.
Emanuele Cappellano, qui était jusqu'à présent à la tête de la région Amérique du sud de Stellantis, devient pour sa part responsable de la région Europe élargie et des marques européennes, en plus de son rôle actuel à la tête de l'unité véhicules utilitaires Stellantis Pro One. Il remplacera le Français Jean-Philippe Imparato.
Cet ancien bras droit de Carlos Tavares, qui fut directeur de Peugeot, puis d’Alfa Romeo avant de diriger la région Europe de Stellantis, reçoit un maigre lot de consolation. Jean-Philippe Imparato prendra en effet la direction de Maserati, une marque certes de luxe mais totalement marginale dans l’univers de Stellantis. Fin juin, c’était un autre Français de PSA, Maxime Picat, responsable de la logistique, qui avait quitté le groupe.
À lire également
Après le départ de Carlos Tavares, John Elkann, président du groupe et héritier de la famille Agnelli fondatrice de Fiat, s’est empressé de reprendre du pouvoir. L’homme qui dispose d'un des carnets d'adresses les plus fournis parmi les dirigeants industriels et financiers mondiaux était resté jusque là bon gré mal gré dans l’ombre de son bouillant et autoritaire directeur général.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
