Après Poissy, Stellantis étend ses arrêts de production au site de Mulhouse
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Le site de Mulhouse, qui assemble les Peugeot 308 et 408 ainsi que la DS7, emploie 4 700 personnes au total.
HR - REUTERS - Henry Romero
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Le site de Mulhouse, qui assemble les Peugeot 308 et 408 ainsi que la DS7, emploie 4 700 personnes au total.
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Stellantis a annoncé ce mardi la suspension de la ligne d’assemblage de son usine de Mulhouse (Haut-Rhin) du 27 octobre au 2 novembre. Environ 2 000 salariés seront touchés par cette mesure temporaire, destinée à « ajuster la production à un marché difficile en Europe », selon un porte-parole du constructeur.
Le site alsacien, qui assemble les Peugeot 308 et 408 ainsi que la DS7, emploie 4 700 personnes au total. Si la fonderie et la mécanique continueront à tourner pour 2 700 d’entre elles, l’arrêt affectera l’ensemble des équipes mobilisées sur la production automobile.
Cette décision intervient dans un contexte de ralentissement marqué de la demande sur le Vieux Continent et fait suite à l’annonce, le 22 septembre, d’une mise à l’arrêt encore plus longue de l’usine de Poissy (Yvelines). Ce site, dernier bastion de l’assemblage automobile en Île-de-France, cessera toute production du 13 au 31 octobre. Quelque 2 000 salariés également y seront placés en chômage partiel et en congés.
À Poissy, la suspension de quinze jours ouvrés est présentée par la direction comme une mesure de gestion des stocks en amont de la fin d’année. Elle doit aussi permettre des travaux et des formations visant à « améliorer la performance industrielle du site ». Mais les syndicats dénoncent une alerte sérieuse. « Du jamais-vu à Poissy », avait réagi Jean-Pierre Mercier, représentant SUD, redoutant un désengagement progressif de Stellantis alors que la production du SUV Opel Mokka doit s’arrêter en 2028, sans nouveau modèle annoncé.
La CFE-CGC a pour sa part jugé que la décision concernant Mulhouse confirmait « une détérioration continue de la situation industrielle, avec des répercussions directes sur l’emploi et la stabilité des sites de production ». Le syndicat estime également que les mesures d’accompagnement proposées par le constructeur restent insuffisantes.
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Ces arrêts successifs témoignent de la pression qui pèse sur l’industrie automobile européenne et tout particulièrement française, confrontée à un double défi : un marché en repli et une transition accélérée vers l’électrique. Stellantis, issu de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler, n’a pas exclu de nouvelles mesures d’ajustement dans les prochaines semaines, alors que d’autres sites européens sont déjà concernés par des arrêts ponctuels.
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