Citroën veut recréer une petite 2CV à bas prix
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Citroën veut être le premier à mettre sur le marché un tel modèle.
PIR - REUTERS - REUTERS - Piroschka Van De Wouw
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Citroën veut être le premier à mettre sur le marché un tel modèle.
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« On travaille sur des projets de petites voitures à moins de 15 000 euros. Nous voulons être prêts », souligne Pierre Leclercq, directeur du design de Citroën, en marge des essais presse du nouveau SUV C5 Aircross à Majorque. « Citroën est une marque légitime pour cela », renchérit Xavier Chardon.
Le nouveau directeur général de la marque aux chevrons ajoute : « Il faut démocratiser l’automobile. Il n’y a pas si longtemps on avait dans la gamme une petite Citroën C1 à 10 000 euros. Je milite pour aller à fond sur la petite voiture ». Mais à une condition sine qua non, laquelle est loin d’être remplie : que Bruxelles accepte d’assouplir les normes sur les modèles d’entrée de gamme. Un préalable de taille.
Au dernier salon de l’auto de Munich, le directeur Europe de Stellantis Jean-Philippe Imparato avait ainsi proposé de produire des véhicules « électriques ou hybrides à moins de 15 000 euros, (qui) puissent bénéficier de normes moins contraignantes, quitte à ce que la puissance et la vitesse soient limitées, pourquoi pas à 110 km/heure ? ». Car l’empilage de normes sur les voitures coûte cher. Rien que la norme GSR2 en vigueur depuis juillet 2024, qui prévoit notamment des bips-bips d’alerte de changement de file ou de survitesse, a renchéri les modèles de 500 euros en moyenne. Et plus d’une centaine de nouvelles normes sont prévues dans les cinq ans.
Pour que les projets de Citroën soient viables, il faudrait aussi que Bruxelles impose un contenu local européen minimum pour les véhicules. Faute de quoi, les concurrents chinois s’engouffreraient immédiatement dans la brèche de ces modèles pas chers. Ce n’est évidemment pas le but visé par la marque. « En 2019, il y avait 49 modèles proposés en Europe à moins de 15 000 euros, aujourd’hui il n’y en a plus qu’un (la Dacia Sandero) », constate Jean-Philippe Imparato. Les Peugeot 107 puis 108 (2005 à 2021), la Citroën C1 (2005-2022), l’Opel Karl (2015-2019), ont disparu en effet depuis longtemps. La Kia Picanto ou la Fiat Panda existent toujours, elles, mais ont subi une forte inflation des tarifs. Objectif : « recréer le segment A (mini-véhicules d’entrée de gamme) qui a disparu », précise le directeur Europe du groupe franco-italo-américain. En vingt ans, le prix moyen des autos urbaines a « bondi de 10 000 à 25 000 euros », regrettait déjà Luca De Meo, directeur général de Renault avant son départ en juillet dernier.