Stellantis veut renforcer son alliance avec le chinois Leapmotor en Espagne
latribune.fr
L'objectif affiché par Stellantis est clair : améliorer la compétitivité de ses véhicules électriques en Europe en s'appuyant davantage sur l'écosystème industriel chinois de Leapmotor.
/FW1FP/Rashmi Aich - REUTERS - Sarah Meyssonnier
Stellantis veut renforcer son alliance avec le chinois Leapmotor en Espagne
Le constructeur automobile Stellantis a annoncé vendredi envisager une nouvelle étape dans son partenariat stratégique avec le groupe chinois Leapmotor. Le projet prévoit notamment davantage de production de véhicules électriques en Espagne, ainsi qu’un possible transfert de l’usine de Madrid à leur coentreprise commune.
Le rapprochement entre Stellantis et Leapmotor s’accélère. Le groupe automobile franco-italo-américain a annoncé vendredi étudier plusieurs projets destinés à approfondir son partenariat avec le constructeur chinois de véhicules électriques.
Parmi les pistes envisagées figure le renforcement de la production sur le site historique d’Opel à Saragosse, en Espagne. Stellantis et Leapmotor examinent l’ajout d’une nouvelle ligne destinée à produire un futur SUV électrique Opel du segment C, aux côtés du modèle B10 de Leapmotor.
Le constructeur chinois pourrait commencer à produire ce SUV électrique B10 dès 2026 sur le site espagnol, tandis que le futur modèle Opel pourrait entrer en production à partir de 2028.
Stellantis veut réduire le coût de ses véhicules électriques
L’objectif affiché par Stellantis est clair : améliorer la compétitivité de ses véhicules électriques en Europe en s’appuyant davantage sur l’écosystème industriel chinois de Leapmotor.
Le futur SUV Opel produit à Saragosse pourrait ainsi intégrer des composants issus de Leapmotor International (LPMI), la coentreprise créée entre les deux groupes en 2023 et contrôlée à 51 % par Stellantis.
Le groupe dirigé par Antonio Filosa cherche à réduire les coûts de production afin de proposer des véhicules électriques plus abordables sur le marché européen, alors que les constructeurs chinois accentuent leur pression concurrentielle.
Les deux partenaires envisagent également de renforcer leurs achats communs afin de bénéficier davantage des capacités industrielles chinoises tout en consolidant leurs chaînes d’approvisionnement européennes.
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L’avenir de l’usine de Madrid en jeu
Le projet concerne aussi le site Stellantis de Villaverde, à Madrid, dont l’avenir est fragilisé par l’arrêt programmé de la Citroën C4.
Selon le communiqué publié vendredi, un ou plusieurs futurs modèles Leapmotor pourraient y être produits à partir de 2028. Surtout, Stellantis étudie un éventuel transfert de la propriété de l’usine vers la filiale espagnole de la coentreprise Leapmotor International.
Cette production serait destinée aux marchés européens mais aussi au Moyen-Orient et à l’Afrique, avec des véhicules répondant aux futures exigences « Made in Europe ».
Stellantis avait pris en 2023 environ 21 % du capital de Leapmotor, devenant le principal actionnaire du constructeur chinois.
Depuis, la coentreprise Leapmotor International a rapidement étendu sa présence à l’international. Les modèles T03 et C10 sont désormais distribués dans plus de 850 points de vente et de service en Europe, avec plus de 40 000 véhicules expédiés sur le continent en 2025.
Le partenariat s’est également étendu à l’Amérique du Sud, au Moyen-Orient, à l’Afrique et récemment au Mexique.
Pour Stellantis, ce rapprochement illustre la stratégie désormais assumée de plusieurs constructeurs européens : s’appuyer sur les technologies et les coûts de production chinois afin de rester compétitifs sur le marché des véhicules électriques.