Déjà présent dans une centaine de pays, le constructeur chinois Chery débarquera au printemps prochain dans l’Hexagone avec deux marques, Jaecoo et Omoda. Une gamme de SUV hybrides et hybrides rechargeables est au programme. Les produits viendront initialement de Chine. Mais ils devraient ensuite provenir… d’Espagne. Le nouveau venu en France a été le premier constructeur automobile de l’Empire du milieu à annoncer une implantation industrielle en Espagne. Le troisième groupe automobile chinois a en effet signé un accord en 2024 pour assembler ses véhicules dans la zone portuaire de Barcelone, au sein d’une ancienne usine Nissan fermée en 2021.
Il s’agit pour l’instant en Espagne d’un assemblage léger de modèles pour le marché local sous la marque Ebro, un ancien label hispanique d’utilitaires remis au goût du jour pour l’occasion. Et ce, à partir de composants importés de Chine. Le début de la vraie production, notamment pour l’export, devrait intervenir à partir du premier trimestre 2026. En octobre dernier, l’équipementier français OP Mobility a d’ailleurs signé un accord pour fournir des pare-chocs à Chery en Espagne. Le constructeur chinois ne se contente pas de préparer sa production. À l’été, Chery a annoncé également l’implantation d’un centre de recherche-développement près de la capitale catalane.
En mars 2025, l’ambassade de Chine en Espagne affirmait que Stellantis et le constructeur chinois Leapmotor allaient investir 200 millions d’euros pour produire le SUV Leapmotor B10 dans l’usine du groupe franco-italo-américain à Saragosse, dès la mi-2026. Stellantis n’a pas confirmé officiellement. « Nous avons récemment annoncé une alliance industrielle visant à doter Leapmotor de capacités dans l’une de nos usines espagnoles pour la fabrication de ses véhicules basés sur sa plateforme », affirmait toutefois en octobre le directeur général de Stellantis, Antonio Filosa, à Automotive News Europe.