Deux soutiens de poids pour Mitt Romney

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Un ancien président des Etats-Unis et une étoile montante du parti républicain: l'ancien gouverneur du Massachusetts continue d'engranger les soutiens.

Depuis le début de la campagne pour l'investiture républicaine, Mitt Romney accumule les soutiens officiels d'élus, de cadres ou de personnalités du parti républicain, ne laissant que des miettes à ses adversaires. Cette semaine deux nouveaux noms sont venus s'ajouter à cette longue liste: George Bush, 41ème président des Etats-Unis, et Marco Rubio, sénateur de Floride et étoile montante chez les conservateurs.

"C'est le meilleur choix", explique l'ancien locataire de la Maison-Blanche. Sa femme (Barbara) et son fils (Jeb, ancien gouverneur de Floride) avaient déjà apporté leur soutien au favori des sondages. "Les primaires ont déjà eu lieu dans 34 Etats: il est maintenant temps que les républicains s'unissent derrière le gouverneur Romney et portent leur message sur les créations d'emplois et le conservatisme fiscal à tous les électeurs", justifiait la semaine dernière Jeb Bush, longtemps considéré comme une solution de secours si les primaires aboutissaient à une situation de blocage. Son frère, George W. Bush, ne s'est pour l'instant pas rallié à un candidat.

Candidat de l'establishment

Avant ces deux derniers soutiens, Mitt Romney avait également pu compter sur ceux de nombreux cadres du parti et élus locaux. Sans que cela n'influence réellement sur les résultats des primaires se tenant de leurs Etats. En Caroline du Sud, par exemple, l'appui de la gouverneure Nikki Haley, pourtant réputée proche du Tea Party, n'avait pas empêché le candidat d'être nettement battu par Newt Gingrich. Même constat dans le Tennessee, l'Oklahoma, le Mississippi ou encore le Dakota du Nord.

L'impact de ces soutiens reste en effet à démontrer alors qu'une grande partie de l'électorat républicain éprouve un sentiment de défiance à l'encontre de leurs élus et de l'establishment du parti. La multiplication des ralliements derrière Mitt Romney sert dès lors d'argument pour ses adversaires. "Ceux qui souhaitent préserver le statu quo se rangent derrière Mitt Romney. Ceux qui veulent de véritablement changements à Washington me soutiennent", explique par exemple Rick Santorum.

Rubio, vice-président ?

L'appui de la famille Bush et de Marco Rubio pourrait cependant compter. La première reste très influente chez les républicains. Le deuxième est l'une des nouvelles vedettes du parti, élu en novembre 2010 sous l'étiquette du Tea Party. Or, Mitt Romney peine toujours à rassurer les militants les plus conservateurs qui le considèrent comme beaucoup trop modéré. Mais "nous devons nous rassembler derrière celui qui va devenir le candidat républicain", estime Marco Rubio, le regard désormais tourné vers la présidentielle de novembre.

Ce soutien officiel ouvre désormais la voix à un ticket Romney-Rubio pour affronter Barack Obama et son vice-président Joe Biden. "Cela ne va pas arriver a de nouveau démenti l'intéressé mercredi sur CNBC. Je suis flatté que certaines personnes pensent à moi. Mais il y aura encore beaucoup de choses que j'aimerais accomplir au Sénat."

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Commentaires
a écrit le 03/04/2012 à 8:06 :
les BUSH sont conspués aux USA depuis le 11 septembre, "Inside jobs". http://www.nouvelordremondial.cc/2011/04/29/rik-clay-london-zion-2012/

Alors soutenir Mitt Rommey milliardaire qui paye des clopinettes en impôt et se veut la voix du peuple Américain est une farce, c'est plutôt celle des autres milliardaires et de la guerre.

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