Rick Santorum se retire des primaires républicaines

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Le candidat social-conservateur a annoncé ce mardi qu'il abandonnait la course à l'investiture républicaine, quelque jours après l'hospitalisation de l'une de ses filles. Ce retrait laisse le champ libre à Mitt Romney, qui sera le prochain adversaire de Barack Obama.

Clap de fin pour les primaires républicaines. Alors que la victoire de Mitt Romney se dessinait jour après jour, scrutin après scrutin, son principal adversaire vient de jeter l'éponge. Ce mardi, à Gettysburg, dans son Etat de Pennsylvanie, Rick Santorum a en effet indiqué qu'il suspendait sa campagne. L'ancien sénateur avait annulé ces derniers jours une série d'évènements en raison de l'hospitalisation de l'une de ses filles, Isabella. Agée de trois ans, elle est atteinte de trisomie 18 ou syndrome d'Edwards, une anomalie chromosomique rare qui se traduit par un retard de croissance.

"La maladie d'Isabella nous a donné à réfléchir sur notre rôle en tant que parents", a expliqué ce mardi Rick Santorum, au lendemain de la sortie de l'hôpital de sa fille. "Nous avons décidé de nous retirer de cette course à partir d'aujourd'hui", a-t-il poursuivi entouré de sa femme et de ses enfants. "Nous allons continuer à notre battre pour vaincre Barack Obama et reprendre la Maison-Blanche", a-t-il indiqué, sans jamais citer le nom de Mitt Romney. Selon les médias américains, les deux hommes se sont parlé au téléphone pour évoquer un éventuel ralliement. En 2008, Rick Santorum avait déjà soutenu Mitt Romney dans son duel face à John McCain.

"Petit" candidat, longtemps sous-estimé par ses adversaires et ignoré par les médias américains, le candidat social-conservateur avait créé la sensation en remportant, début janvier, le caucus de l'Iowa, première étape des primaires républicaines. Il récoltait là les fruits d'une campagne de terrain, basée sur les valeurs chrétiennes et centrée autour de la classe moyenne et industrielle. Il avait ensuite offert une résistance presque héroïque face à la machine de son principal rival, bien mieux organisé (Rick Santorum ne figurait pas, par exemple, sur les bulletins en Virginie faute d'avoir accompli les démarches administratives à temps) et disposant de moyens financiers nettement supérieurs.

"Miracle après miracle, cette course a été plus improbable que n'importe quelle autre campagne présidentielle", a reconnu ce mardi le candidat. Après l'Iowa, Rick Santorum avait remporté dix autres Etats, notamment dans le sud religieux et conservateur du pays (Louisiane, Mississippi, Tennessee et Alabama). Il avait cependant échoué à plusieurs reprises dans les Etats du nord-est, comme le Michigan et l'Ohio, des Etats industriels qu'il espérait remporter pour mettre Mitt Romney en difficulté. Malgré ses succès, l'ancien sénateur ne comptait que 285 délégués. Très loin des 661 obtenus par son rival. Il faisait en outre face à une potentielle défaite fin avril en Pennsylvanie.

Au-delà de ses moyens limités, Rick Santorum souffrait également de ses positions souvent extrêmes et polémiques sur l'avortement, la contraception ou encore l'homosexualité. Beaucoup de républicains s'inquiétaient ainsi de son "électabilité" face à Barack Obama, jugeant qu'il ne pourrait pas rassembler les électeurs indépendants en novembre, qui scellent traditionnellement le sort des scrutins présidentiels aux Etats-Unis. L'ancien sénateur souffrait également du maintien de Newt Gingrich, qui entraînait une dispersion des voix conservatrices, coûtant des délégués et de potentielles victoires (Ohio, Michigan, Alaska) à Rick Santorum.

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