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OpinionsHumeur de marché

L'Oréal, parce qu'il ne le vaut plus

Fabio Marquetty

Publié le 11 février 2011 à 14:29 - Mis à jour le 11 février 2011 à 14:31

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  • L'instant Sélection
Victime de son statut de numéro un mondial des cosmétiques, le groupe est confronté à un effet de taille et à un modèle arrivé à maturité dans les économies occidentales. Il lui devient de plus en plus difficile de justifier les mêmes niveaux de prime boursière qu'avant.

L?époque où les investisseurs payaient sans compter pour s?offrir une part du capital du numéro un mondial des cosmétiques est révolue. Déifié par les gérants il y a encore cinq ans, L?Oréal est, depuis, retombé de son piédestal, et se retrouve aujourd?hui confronté aux évolutions du segment du "mass market" dans une conjoncture difficile. Pour preuve, le quatrième trimestre a mis en lumière un ralentissement de l?activité du groupe et une croissance atone dans ses zones d?implantation historiques. D?octobre à décembre, les revenus ont limité leur progression organique à 1,5% en Europe de l?Ouest et à 2,6% en Amérique du Nord, soit deux fois moins que sur l?ensemble de l?année. De leur côté, les enseignes Body shop ont du mal à décoller. Le tout dans un contexte où les analystes commencent à redouter les effets de l?augmentation de la facture des matières premières et l?impact du durcissement des contraintes administratives en Chine sur les ventes dans l?Empire du Milieu.

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Plus que jamais se pose la question de la valorisation de L?Oréal au moment où les pressions inflationnistes sur les produits de base et la croissance anémiée du chiffre d?affaires forment un cocktail redoutable pour les marges. Dans ce contexte, il devient de plus en plus difficile de justifier des niveaux de prime boursière élevés. Or, avec un PER 2011 de 18, l?action se négocie près de 80% plus cher que la moyenne du CAC40. Et pour cause, son cours a doublé depuis les plus bas de mars 2009 et n?est plus qu?à quelques encablures de ses niveaux de janvier 2008. Mais, depuis les temps ont changé, et les actionnaires du groupe devront désormais davantage compter sur de généreux dividendes ou des rachats d?actions ponctuels que sur l?évolution du prix de l?action pour rentabiliser leur investissement.

Fabio Marquetty

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