Jean-Paul Agon prend les plein pouvoirs d'un L'Oréal en forme

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Le président du conseil d'administration, Lindsay Owen Jones, tire sa révérence. Les ventes 2010, à 19,5 milliards d'euros, progressent moins vite que le premier semestre ne le laissait penser.

C'est donc en tant que cinquième PDG du groupe L'Oréal depuis sa création (le départ du président Lindsay Owen Jones ayant été confirmé) que Jean-Paul Agon va présenter ce vendredi les résultats de son groupe pour 2010. Malheureusement pour lui, Noël n'aura pas été l'occasion d'un gros boum des ventes de colorations ou de parfums pour le groupe de cosmétiques, qui finit l'année un peu moins bien qu'il ne l'avait commencé.

Le quatrième trimestre, en progression de 4,3% en comparable, est certes bien meilleur que celui de l'année dernière (+1,5%) mais en retrait par rapport aux six premiers mois de l'année (+6,6%), alors que le premier semestre laissaient espérer un rebond franc et massif des ventes après la crise.

Sur l'ensemble de l'année, le chiffre d'affaires, de 19,5 milliards d'euros, grimpe de 5,6% et de 11,6% en publié grâce à un effet de change très favorable. La marge opérationnelle retrouve ses couleurs d'il y a deux ans, progressant de 14,8% en 2009 à 15,7% en 2010, grâce notamment à un retour des bénéfices dans la division produits de luxe, largement restructurée.

Comme au premier semestre, le bon vent vient des nouveaux marchés, qui hissent la croissance, avec une progression des ventes de 11,3% et une percée confirmée pour l'Amérique latine (17,5% de croissance), meilleure que l'Asie (11,2%). L'Europe se redresse après une année 2009 en berne mais reste très poussive, tandis que la réorganisation de l'Amérique du nord par le discret Frédéric Rozé donne déjà de bons résultats. Après notamment la suppression d'un millier de postes et la relance active des ventes et du marketing sur internet, le pays se redresse de 4,1%, alors qu'il chutait de 3,4% l'an dernier.

Galderma, voit ses ventes bondir de 16%. La filiale de produits dermatologiques détenue avec Nestlé en profite pour relever son offre sur le suédois Q-Med, le valorisant 888 millions d'euros. 78% des actionnaires ont déjà dit oui. Il en faut 90 % d'ici au 24 février.

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