Légère hausse à la Bourse de Paris

Dans le rouge toute la matinée, le marché parisien s'est redressé après de bonnes statistiques américaines. A la clôture, le CAC 40 progresse de 0,35% à 3.760,72 points.

Dans le rouge encore à mi-séance, la Bourse de Paris subissait des prises de bénéfices encouragées par des indicateurs ressortis peu favorables en zone euro. Les ventes de détail y sont restées stables en volume en juin comparé à mai tandis que l'indice PMI services, qui mesure l'activité du secteur, a progressé moins que prévu.

Mais du côté des Etats-Unis, les nouvelles ont été bien meilleures, permettant du coup au marché d'effacer ses pertes en même temps que Wall Street évoluait dans le vert. Selon le cabinet ADP, le secteur privé a créé 42.000 postes en juillet, c'est plus que prévu par les analystes. Un signal encourageant avant la publication du rapport mensuel sur l'emploi attendu vendredi.

Par la suite, la hausse du marché a été confortée par un indice ISM des services pour le mois de juillet encourageant, à 54,3 points contre 53 attendus par les analystes.

EDF, valeur du jour

Sur le CAC 40, la vedette du jour a été EDF. L?électricien a caracolé toute la journée en tête du CAC 40 pour clôturer sur un bond de 5,48% à 35,13 euros. Le gouvernement a prévu une augmentation en moyenne de 3,4% des tarifs réglementés de l'électricité au 15 août. Une hausse qui se situe dans la fourchette supérieure des prévisions des analystes, d'où la réaction très positive sur le titre. Selon Goldman Sachs, cette augmentation va représenter un gain supplémentaire de 970 millions d'euros au chiffre d'affaires d'EDF. Oddo évoque un impact positif de 1,2 milliard d'euros sur les revenus.

Société Générale s?est aussi distingué (+0,68% à 45,70 euros) après la publication de résultats supérieurs aux attentes. Le bénéfice net de la banque ressort meilleur que prévu à 1,08 milliard d'euros au premier semestre, grâce au recul de ses provisions et à une hausse plus forte qu'attendue des revenus. La SocGen a confirmé ses objectifs.

La réaction du marché a été moins positive sur les résultats de Suez Environnement qui termine sur un repli de 0,43% à 15,11 euros. La société de services à l'environnement, filiale de GDF Suez (+0,53% à 26,44 euros), a publié un résultat net part du groupe de 386 millions d'euros (+121%), dopé notamment grâce à l'international. Elle a relevé ses objectifs pour l'ensemble de l'exercice.

Toujours au chapitre des résultats, les investisseurs ont eu du mal à se positionner sur Axa, qui a évolué dans de grandes variations à la hausse comme à la baisse. A la clôture, le titre de l'assureur affiche un repli de 0,64% à 14,64 euros. Le groupe a fait état d'un bénéfice net semestriel en baisse de 29% à 944 millions d'euros, affecté par une moins-value exceptionnelle liée à la cession d'une partie de ses activités au Royaume-Uni. Cet élément était néanmoins déjà prévu. Axa dit vouloir se concentrer en 2010 sur les marges plutôt que sur la croissance.

De son côté, le secteur défensif a été en forme, Sanofi-Aventis progressant de 1,23% à 46,23 euros et Pernod Ricard de 1,21% à 61,91 euros.

Les valeurs liées aux matières premières ont pour leur part profité de la fermeté des cours et notamment de ceux du pétrole. ArcelorMittal avance de 1,15% à 25,08 euros, Technip de 1,08% à 54,42 euros et Total de 0,9% à 40,25 euros. Seule exception, Vallourec recule de 1,36% à 74,88 euros.

Retour de bâton sur les valeurs automobiles

Malgré le renchérissement de l'euro face au billet vert, EADS (+0,72% à 18,14 euros) continue de profiter d'annonces de nouvelles commandes, notamment pour sa filiale Airbus. La compagnie Cathay Pacific Airways a ainsi fait savoir qu'elle allait acheter 30 Airbus A350. Cette commande représente 7,82 milliards de dollars au prix catalogue.

A l?inverse, après avoir été très bien orientées la veille, les valeurs automobiles on subi des prises de bénéfices. Lanterne rouge de l'indice, Renault cède 2,9% à 34,63 euros et Peugeot 2,53% à 23,16 euros. Pour ce dernier, RBS a abaissé sa recommandation d'achat à neutre.

Parmi les valeurs cycliques à la peine, on retiendra le secteur de la construction. Lafarge abandonne ainsi 2,28% à 41,31 euros alors que l'agence de notation Moody's a menacé la veille de placer la note du groupe en catégorie spéculative ("junk bond"). Vinci baisse également de 0,78% à 37,96 euros.

Sur le SBF 120, Iliad est en baisse de 1,39% à 67,91 euros. La maison-mère du fournisseur d'accès Internet Free a publié des performances semestrielles dans la lignée de celles du premier trimestre, Free ayant recruté environ 20% de nouveaux abonnés du marché du fixe (ADSL) et Alice accusant une nouvelle érosion de sa base d'abonnés.

Eutelsat recule de 1,84% à 28,21 euros, victime d'un abaissement de recommandation de HSBC.

A l?opposé, Bic grimpe de 3,03% à 57,49 euros. Le groupe séduit avec des résultats semestriels solides.

Côté devises, l'euro cède un peu de terrain face au billet pour repasser sous 1,32 dollar. 1 euro pour 1,3163 dollar.

La faiblesse du billet vert favorise les cours du pétrole qui progressent à nouveau malgré le repli important des stocks hebdomadaires américains. Le baril de WTI s'échange contre 82,78 dollars et le baril de Brent contre 82,58 dollars.

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