Le CAC 40 signe une septième séance consécutive de baisse

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Même si le vote positif de la Chambre des représentants sur le relèvement du plafond de la dette américaine éloigne le spectre d'un défaut de paiement des Etats-Unis, l'indice CAC 40 s'est un peu plus enfoncé sous la barre des 3.600 points, plombé pas de mauvaises statistiques américaines.

On aurait pu penser que l'adoption par la Chambre des représentants du relèvement du plafond de la dette américaine insuffle une bouffée d'oxygène aux marchés d'actions. Surtout après les violentes pressions vendeuses dont ont été victimes les bourses européennes hier dans le sillage de la publication d'une activité manufacturière américaine au bord de la contraction.

Mais il n'en fut rien. Au contraire, l'indice parisien s'est enfoncé un peu plus mardi sous la barre des 3600 points, signant ainsi un nouveau plus bas annuel. A la clôture des marchés, le CAC 40 a terminé finalement sur une recul de 1,82% à 3.522,79 points, soit septième séance de baisse consécutive. L'indice vedette de la place parisienne affiche désormais une baisse d'unpeu plus de 7% depuis le début de l'année.

Si à la clôture des marchés, les investisseurs étaient dans l'ensemble optimistes quant à l'issue favorable du vote du Sénat et semblaient rassurer sur l'éloignement du spectre d'un défaut de paiement des Etats-Unis, ils ont en revanche cédé à un nouvelle accès de panique sur les perspectives de croissance américaine.

Plus que jamais, le marché semble en effet douter de la solidité de la croissance économique de part et d'autre de l'Atlantique. Le tout dans un contexte historique de crise des dettes souveraines. Le recul de la consommation des ménages aux Etats-Unis pour la première fois depuis septembre 2009 a contribué à alimenter la morosité ambiante. 

La consommation des ménages qui avait bien progressé en début d'année et calé depuis le printemps a donné de nouveaux signes de faiblesse  sur le mois de juin. Selon des chiffres publiés mardi par le département du Commerce, corrigées des variations saisonnières (en dollars courants), les ménages ont consommé 0,2% de moins que le mois précédent, là où les analystes attendaient une légère hausse. En prenant en compte l'évolution des prix qui ont reculé en juin, la consommation des ménages américains est restée stable, souligne cependant le département du Commerce.

Dans ce contexte, les valeurs cycliques ont subi les plus forts dégagements, secteur automobile en tête à l'image de Peugeot qui a signé la plus forte baisse (-4,8% à 24,27 euros) du CAC 40, suivi de près par Renault qui enregistre un repli de 4,64% à 35,36 euros.

Dans le même sens, Schneider (-4,12%), Lafarge (-3,8%) ou encore Accor (-3,76%) ont suivi le même mouvement.

A l'inverse, rien d'étonnant à voir une valeur défensive comme Danone (0,69%) enregistrer la seule et unique hausse de l'indice sur la séance de mardi. une logique qui se lie également au classement des plus faibles baisse de l'indice avec Suez Environnement (-0,4%) ou encore Total (0,74%).

Du côté des matières premières, l'or a continué de profiter de son statut de placement refuge et cote au-dessus des 1.640 dollars l'once alors que le dollar reprend un peu de force face à l'euro - 1 euro s'échangeait à la clôture des marchés contre 1,422 dollar. Dans le même temps, le Brent de la Mer du Nord cèdait un peu de terrain et cotait 116,67 dollars le baril, tout comme le WTI qui valait 94,17 dollars le baril.
 

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