Pourquoi l'action du groupe minier suisse Glencore a bondi à Hong Kong

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La semaine dernière, Glencore avait connu des jours noirs sur les marchés financiers avant de rebondir, la direction du groupe ayant assuré n'avoir aucun problème de solvabilité, tentant de couper court aux rumeurs de retrait de la cote. C'est une note publiée par les analystes de la banque sud-africaine Investec qui avait mis le feu aux poudres, évoquant la possibilité de voir s'évaporer presque toute la valeur de Glencore.
La semaine dernière, Glencore avait connu des jours noirs sur les marchés financiers avant de rebondir, la direction du groupe ayant assuré n'avoir "aucun problème de solvabilité", tentant de couper court aux rumeurs de retrait de la cote. C'est une note publiée par les analystes de la banque sud-africaine Investec qui avait mis le feu aux poudres, évoquant la possibilité de voir "s'évaporer" "presque toute la valeur" de Glencore. (Crédits : © Michael Buholzer / Reuters)
L'action Glencore a bondi lundi à la Bourse de Hong Kong (qui a ainsi clôturé en hausse de 1,62%) sur fond d'informations quant à une éventuelle vente par le groupe minier suisse de sa division agriculture, mais celui-ci a affirmé que rien ne justifiait de tels mouvements.

La Bourse de Hong Kong a clôturé en hausse de 1,62%, ce lundi, portée notamment par le bond de l'action Glencore. Celle-ci a terminé en hausse de 17,76% à 12,60 dollars de Hong Kong sur fond de rumeurs évoquant une éventuelle vente par le groupe minier suisse de sa division agriculture.

10 milliards pour la division agriculture ?

La semaine dernière, l'agence financière Bloomberg News avait rapporté que le fonds souverain de Singapour, la maison japonaise de courtage Mitsui & CO et un fonds de pension canadien figuraient parmi les acheteurs potentiels. Selon Bloomberg News, la division agriculture de Glencore pourrait valoir 10 milliards de dollars.

Le groupe suisse a cependant déclaré dans une note à la Bourse de Hong Kong ne pas comprendre pourquoi les acheteurs s'étaient précipités sur l'action Glencore. Glencore "a pris note de la hausse de l'action et du volume des échanges" mais "n'est pas au fait de raisons qui expliqueraient" ces mouvements ni "d'informations qui devraient être annoncées pour éviter de fausser le marché", dit le communiqué.

Car l'action Glencore était même en hausse de 19,63% vers 07H30 GMT après avoir pris jusqu'à 72% en cours de séance à Hong Kong. Egalement cotée à la Bourse de Londres, l'action y bondissait de 8,21% à 102,8 pence à la même heure.

Montagnes russes

Rappelons que l'action a connu des séances en montagnes russes ces derniers temps, la baisse des cours des matières premières faisant douter les investisseurs de la solvabilité du groupe. La semaine dernière, Glencore avait connu des jours noirs sur les marchés financiers avant de rebondir, la direction du groupe ayant assuré n'avoir "aucun problème de solvabilité", tentant de couper court aux rumeurs de retrait de la cote. C'est une note publiée par les analystes de la banque sud-africaine Investec qui avait mis le feu aux poudres, évoquant la possibilité de voir "s'évaporer" "presque toute la valeur" de Glencore.

L'action Glencore est sous forte pression depuis le début de l'année alors que les investisseurs s'inquiètent du niveau de sa dette dans un contexte de forte baisse des cours des matières premières, plombées par le ralentissement de la croissance chinoise.

Mesures drastiques pour rassurer le marché

Après avoir vu ses résultats plonger dans le rouge au premier semestre, le groupe avait tenté de rassurer les marchés début septembre en annonçant une série de mesures drastiques pour reprendre le contrôle de son bilan.

Celles-ci incluaient entre autres une augmentation de capital, des coupes dans les dépenses d'investissement, la vente de certains actifs ou encore la suspension de la production dans deux mines de cuivre en Zambie et en République démocratique du Congo.

Glencore avait dit vouloir réduire sa dette de 10 milliards de dollars pour la ramener aux environs de 20 milliards.

Cette série de mesures a néanmoins peiné à convaincre les investisseurs, nombre d'entre eux continuant de se soucier de sa note de crédit. Celle-ci conditionne en effet les taux auxquels la société peut emprunter dans un secteur très gourmand en capitaux.

(Avec AFP)

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