Cinq ans après la création du Smicval market de Vayres, le constat est sans appel pour le directeur du Syndicat mixte intercommunal de collecte et de valorisation du Libournais Haute-Gironde (Smicval) : "Cet équipement est redoutable !", assure Nicolas Sénéchau. Le Smicval market qui reprend les codes de la grande distribution fonctionne sur le modèle d'un supermarché inversé. Ici, il n'y a rien à vendre ni à acheter : tout est à donner et à prendre gratuitement.
"Le plus compliqué dans la transition, c'est de passer à l'action, Or ici, c'est facilité donc très simple. Le bilan fait état de 10.000 objets déposés chaque année, dont 85 % valorisés. La production de déchets a baissé de 1.000 tonnes par an et nous avons comptabilisé une baisse de 60 % de déchets enfouis", détaille Nicolas Sénéchau.
Malgré tout, 609 kilos de déchets par habitant sont encore collectés chaque année sur le territoire. "C'est trop !", reconnaît Sylvain Guinaudie, président du Smicval qui a l'ambition de passer sous la barre des 400 kilos entre 2027 et 2030.
Pour amplifier son action et accélérer l'atteinte de son objectif de territoire zéro déchet, le Smicval qui exerce la compétence de collecte et de traitement des déchets pour 138 communes, investit donc quinze millions d'euros dans la création d'une dizaine de nouvelles structures. Trois Smicval market, sur le même modèle que celui de Vayres, avec toutefois des spécificités selon les besoins du terrain, sont ainsi annoncés à Reignac fin 2023, Libourne fin 2024 et Blaye en 2026.