C'est un record du monde dont ils se passeraient bien.
La jeune femme vit depuis cinq ans à Jaipur où elle enseigne le français à l'Université du Rajasthan. Elle précise que ses élèves, en licence ou en master, sont issus de la classe moyenne indienne, donc privilégiée. Cette question de la surpopulation revient d'ailleurs assez régulièrement dans les discussions avec ses étudiants. « C'est quelque chose qu'on leur a beaucoup dit et qu'ils répètent à leur tour », observe-t-elle. « Il y a toute une partie des jeunes Indiens qui s'inquiète de l'occupation et de l'artificialisation des sols, il y a une certaine anxiété environnementale comme ailleurs dans le monde. »
Comme la santé, l'éducation est à deux vitesses en Inde, explique la jeune femme : « Avec l'explosion de la population, il y a énormément d'écoles et d'instituts privés qu'on appelle « collèges », qui se créent sans aucune régulation et qui ouvrent partout. Souvent, les jeunes y sont mal formés. Ils vont s'inscrire à une formation d'électricien, mais au bout de trois ans, ils n'auront ni compétence ni reçu aucune qualification. »