Moulinot traite 10.000 tonnes de biodéchets bordelais et monte en puissance
Hélène Lerivrain
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Pierre Fleuri, directeur de Moulinot Nouvelle-Aquitaine.
HL / La Tribune
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Pierre Fleuri, directeur de Moulinot Nouvelle-Aquitaine.
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L'environnement était contraint. L'usine Moulinot de 2.000 m2 se situe à Eysines sur un terrain de 5.000 m2 dans une zone industrielle de la métropole bordelaise, avec, à dix mètres, côté droit, une première entreprise. De l'autre côté, c'est la même configuration tandis qu'en face, des tables, des chaises sont installées pour que des salariés puissent se restaurer.
L'ennemi numéro un était clairement identifié : les mauvaises odeurs issues du traitement des biodéchets. À partir de là, la clé a consisté à investir 300.000 euros dans une machine au process éprouvé, à base de filtre de charbon, capable de traiter les odeurs.

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Après avoir installé, sur ce site, les bureaux de Moulinot Nouvelle-Aquitaine courant 2023, l'usine est opérationnelle depuis le mois de mai 2024. Ici, les biodéchets sont transformés en une soupe qui est ensuite redirigée vers des agriculteurs méthaniseurs qui la transforment en biogaz. Le résidu appelé digestat qui leur sert de fertilisant, est quant à lui épandu sur leurs terres. Moulinot est aujourd'hui partenaire d'un premier groupement de six agriculteurs à Saint-Laurent-Médoc en Gironde qui dispose de deux méthaniseurs et s'apprête à en acquérir un troisième. « Les agriculteurs sont actionnaires de Moulinot. C'est le point fort du modèle », précise Pierre Fleuri.
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