Dans les hébergements insolites du Domaine Ecôtelia en Gironde, des seaux pour trier les biodéchets destinés au compost, le carton, le verre et les ordures ménagères non recyclables équipent les cuisines depuis la création du site il y a dix ans, avec des panneaux explicatifs destinés aux occupants. « Le tri des déchets a été une évidence dès le départ, avec pour maître-mot la simplicité pour les utilisateurs. Mais nous essayons d'aller plus loin en travaillant, quand c'est possible, avec des fournisseurs qui mettent en place des consignes - le jus de pomme du petit-déjeuner, les plats en bocaux des paniers repas, les yaourts ou la bière - et adoptons plein de petits gestes comme faire le ménage avec des nettoyants vapeur de façon à limiter la production de déchets », indique Olivier Clerc, fondateur et dirigeant d'Ecôtelia.
Ce choix guidé par des convictions personnelles s'est depuis fait rattraper par la législation : le tri à la source est devenu obligatoire au 1er juillet 2016, tout comme la collecte et la valorisation des biodéchets, qui concerne depuis le 1er janvier 2024 l'ensemble des entreprises. Une nécessité puisque selon le bilan 2021 des gaz à effet de serre du secteur du tourisme en France réalisé par l'Ademe, chaque touriste produit autant de déchets qu'un habitant, soit 1,4kg de déchets ménagers par jour, qui génèrent une surproduction de 27 %.