Les jeunes diplômés victimes de la crise

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Selon l'Apec , les diplômés d'écoles d'ingénieurs en 2008 connaissent la plus forte baisse du taux d'emploi.

Il ne suffit pas d'être diplômé pour échapper à la crise. Au printemps 2009, si la majorité des diplômés bac + 4 de la promotion 2008 (68 %) occupaient un emploi, 32 % étaient toujours à la recherche d'un travail au bout de huit mois, selon l'étude menée chaque année au printemps par l'Association pour l'emploi des cadres ( Apec ) auprès d'un échantillon de 4.000 jeunes.

"La situation des jeunes diplômés est préoccupante et tout laisse à penser qu'elle le sera plus encore pour la promotion qui va arriver sur le marché du travail à la fin du premier semestre 2010", a indiqué, hier, Éric Verhaeghe, président de l' Apec . Les jeunes diplômés ont commencé à rechercher leur premier emploi au moment où se sont révélés les effets de la crise, et "sur les huit premiers mois de l'année, le nombre d'offres d'emploi qui leur étaient ouvertes a enregistré une baisse de 38 %", enchaîne Jacky Chatelain, directeur de l' Apec . Celui-ci constate, par ailleurs, un "plus fort intérêt des entreprises pour les salariés ayant de quinze à vingt ans d'expérience au détriment des jeunes diplômés, même si cela ne veut pas dire que les cadres âgés de 40 à 45 ans vont quitter leur emploi pour un autre".

Service en ligne gratuit
La baisse du taux d'emploi des jeunes se vérifie pour toutes les filières. Les écoles de commerce restent les mieux placées (73 %), suivies de près par les écoles d'ingénieurs (72 %), loin devant les universités (61 %). S'ils sont toujours en bonne place, les diplômés d'écoles d'ingénieurs connaissent la plus forte baisse du taux d'emploi, avec une chute de 16 points par rapport à l'enquête de 2007. Une dégradation directement liée à l'effondrement de l'industrie. Pour aider les jeunes diplômés, l' Apec a mis en place un nouveau service en ligne gratuit de préparation à la recherche d'emploi et organisera, du 10 novembre au 17 décembre, un "Booster Tour" dans huit villes de France, qui mettra en lien entreprises et jeunes diplômés.

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Commentaires
a écrit le 05/11/2009 à 11:58 :
L'université n'a plus le monopole du droit: On peut faire du droit à Sciences Po Paris ou dans les majeures juridiques des grandes écoles de commerce: HEC, ESSEC ou l'EDHEC. Ces formations sont souvent faites en partenariat avec des facultés de droit et ont l'avantage d'être plus professionnelles, plus internationales, et plus valorisantes.
a écrit le 25/10/2009 à 11:35 :
Mais non. Ca va nettement mieux pour les jeunes diplômés. Avec mon seul Bac, je suis administrateur de l'EPAD. Comme quoi, quand on se bouge un peu et qu'on reste pas assis sur son ... comme un gland, on peut y arriver.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
je ne crois pas que la crise économique (hormis dans dans certains secteurs, finance nottament)soit réellement la cause de la baisse du taux d'emploi des jeunes diplômés. Je pense qu'il s'agit plus d'une évolution de la mentalité des entreprises. Les entreprises n'utlisant plus comme principal critère le bien produit ou le service rendu mais uniquement le chiffre d'affaire réalisé, il est tout à fait normal quelle se développe dans l'optique de faire le bénéfice le plus important possible.Et il n'y a pas de petites économies! Tout dirigent(e) qui se respecte, s'il a le choix entre créer un nouveau poste à temps plein (qui lui coûtera au minimum un smic) ou créer un poste "stagiaire" (qui lui coûtera au maximum 380?/mois exonéré de charges sociales) qui lui permettra d'avoir à ce prix là du personnel (sur-) qualifié. Honnêtement, il n'y a pas à hésiter! D'un point de vu strictement financier c'est évident c'est ce que l'on appel du "tout bénef", il est possible pour les entreprises aujourd'hui d'avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire du stagiaire! Enfin ce sourir est bien évidement un sourire jaune lorsque l'on à fait 5 ou 6 ans d'études et que l'on doit vivre avec 380? par mois (rappelons que le seuil de pauvreté est à 910?/par mois).Si vous ne me croyez pas allez voir les offres d'emploi proposées sur ce site http://www.village-justice.com/articles/emploi-juristes-avocats-notaires-para,16 . Ce site est spécialisé dans les professions juridique (dont la quasi totalité n'est accessible qu'à bac+5) et comptez les offres d'emplois par rapport aux offres de stages (et demandez-vous quelles formations type master2 ou autre bac+5 envoie ses étudiant en stage à partir du mois d'octobre).
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
IL n'y a pas que la crise la dessous. Il y a surtout une sale mentalité à réformer en France, chez les DRH sectaires. "Trop jeune", "Trop vieux", "Trop noir", "Trop PD", "Trop inexpérimenté", "Trop diplômé", "Trop enceinte"... Et puis quoi encore, pourquoi notre avenir serait-il toujours suspendu aux jugements fachistes de ces endoctrinés de DRH marginaux et effrontés ? Pourquoi les diplômés partent-ils outre Manche pour travailler, parce que les DRH y sont beaucoup moins cons et laissent la chance à tous !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Saya, ce que tu dis est certes vrai mais l'emploi chez les jeunes ne dépend pas de ce que tu dis. Personnellement, je ne signerai jamais un contrat de stage à 380? / mois!!! C'est à nous la jeunesse de prouver ce qu'on vaut. Mon stage entre M1 et M2 (je suis en ESC) est très bien rémunéré (1200/mois) et mes collègues de promo touchent plus ou moins la même chose dans leur stage.
Les entreprises ont besoin de nos compétences, à nous de les faire valoir!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
@ bat
Peut être qu'en ESC les entreprises qui prennent des stagiaires ont un reste d'humanité et se disent qu'au vu du prix qu'ont payé les étudianst ils peuvent au moins leur filer presque le smic, mais lorsque l'on sort du système universitaire (et en droit on ne peut sortir que du système universitaire!) le sentiment vis à vis des stagiaires est totalement différent

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