Women For Future : cinq femmes qui ont marqué l'édition 2023
Raphaëlle Duchemin

Women For Future s'est tenu le jeudi 19 octobre à Toulouse devant plus de 600 personnes.
DR
Raphaëlle Duchemin

Women For Future s'est tenu le jeudi 19 octobre à Toulouse devant plus de 600 personnes.
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Elle n'a pas de boule de cristal et pourtant, il y a cinq ans elle prédisait déjà ce qui arrive : à la tête d'E-mma, (une association créée en 2013 par des étudiants d'Epitech pour promouvoir la diversité dans le domaine technologique) Dipty Chander se désole :
Parole de développeuse. Les statistiques qui attestent de la prédominance masculine dans la filière lui donnent raison :
Pour inverser la tendance, la présidente de l'association, nommée par Forbes comme une des 92 femmes qui perturbent le secteur de la tech en France, s'attaque à la racine du problème : l'éducation.
« C'est tout le combat d'E-mma ! » explique Dypti qui ne croit pas à des actions de court terme : « un langage s'apprend sur quatre cinq ans c'est la même chose pour la tech ou le code. Pour qu'on puisse enlever les quotas explique-t-elle il faut donner en amont l'accès aux outils. »
Et pour que les femmes disposent demain des mêmes chances, c'est auprès des jeunes qu'elle agit. Après le succès du programme « code at home » qui a touché 70.000 enfants et adolescents pendant la période Covid, l'opération est relancée. Objectif : former dans les deux ans un million d'enfants dans le monde.

«
Je voulais être juge d'instruction », lance Nathalie Font. Aujourd'hui, la jeune femme est pourtant à la tête du plus grand site industriel de Thales Alenia Space à Toulouse. Sous ses ordres, depuis le 1er octobre, plus de 2.800 personnes. Et pourtant cela tient du hasard si elle est devenue ingénieure :L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Dès le départ, elle choisit la voie de la difficulté : un lycée militaire. De quoi tanner le cuir, en théorie. À sa sortie de Telecom Bretagne en 2007 pourtant « un camarade qui avait fait la même école que moi, qui avait le même niveau que moi, m'a dit je suis embauché parce que je suis bon, et toi parce que tu es une femme. Je pensais que ma génération était passée à autre chose. »
Alors discrètement, à son image, Nathalie milite pour que le nombre de femmes dans la filière augmente avec des arguments qui font mouche.
La sienne - 27% de femmes dans ses effectifs - l'a compris et a mis des programmes en place pour recruter au féminin.

Elle a été la plus jeune présidente d'association caritative en Europe. Léa Moukanas, née à Beyrouth, a 24 ans aujourd'hui, mais 14 ans quand elle fonde Aïda. C'est au décès de sa grand-mère, « une femme forte » qui succombe à une leucémie, qu'elle choisit « d'accompagner les jeunes qui font face au cancer. À l'époque, je me rends compte qu'il y a des gens de mon âge, qui ne sont plus des enfants et pas encore des adultes, et qui n'ont pas dans leur parcours de soins de jeunes de leur âge ».
Alors, elle mobilise ses camarades de seconde et fonde l'association. Elle l'ignore, mais c'est une première.
Aïda fait coup double, explique-t-elle :
De quoi donner à certains l'envie d'aller plus loin et Léa en est fière :

Elle dit elle-même que c'est la mission de sa vie : Nawel Boutarouk veut donner la possibilité à chaque femme de prendre le contrôle de son épargne. C'est la raison pour laquelle en 2022 elle crée Olympes. La différence de cette plateforme tech ?
Nawel, qui a vécu aux États-Unis en Afrique et en Europe, et qui a débuté dans la cybersécurité et les deep tech puis travaillé avec Nissan Sanofi ou Monoprix, a le goût des nouveaux défis et se dit obsédée par l'idée d'aller sur des terrains peu explorés. Son ambition :

Depuis quelques mois, elles sont deux, mais Maguelone Pontier est longtemps restée le seul visage féminin dans le monde des MIN. Quand on lui demande pourquoi, elle répond tout simplement :
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Alors, sur son marché ou 6.000 commerçants viennent s'approvisionner chaque jour à Toulouse, elle fait la démonstration que c'est possible, et en profite pour tordre le cou à quelques idées reçues.
C'est par la persuasion qu'elle concrétise ses avancées et reconnaît :
Raphaëlle Duchemin