Catastrophes naturelles : un système européen de prise en charge à l'étude
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L'Espagne qui a été victime d'inondations meurtrières en novembre.
Ana Beltran
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L'Espagne qui a été victime d'inondations meurtrières en novembre.
Ana Beltran
La Banque centrale européenne (BCE) et l'autorité européenne chargée des assureurs (EIOPA) ont proposé ce mercredi 18 décembre un système européen à deux piliers. Objectif ? Mieux répondre à l'augmentation des sinistres climatiques et « diminuer l'impact économique des catastrophes naturelles en Europe ».
Seulement un quart des sinistres dus aux catastrophes liées au climat dans l'UE - tempêtes, inondations, incendies de forêts - sont en moyenne actuellement assurés et ce déficit devrait se creuser à mesure que l'impact du changement climatique augmente. Mais dans huit pays de la zone économique européenne (Belgique, Danemark, Espagne, France, Islande, Liechtenstein, Norvège et Roumanie), ayant mis en place un système de prise en charge spécifique aux catastrophes naturelles, ce taux monte à 50%.
En s'inspirant de ces différents exemples, les deux institutions proposent deux piliers. Le premier consiste en un « système de réassurance public-privé élargi à l'Europe entière », et le deuxième en « un fonds pour financer la reconstruction des infrastructures publiques après un désastre ». Le système européen de réassurance public-privé viserait à accroître la couverture d'assurance contre les risques de catastrophe naturelle, « en mutualisant les risques et périls privés dans toute l'UE ». Il exploiterait les économies d'échelle et diversifierait la couverture des risques élevés au niveau européen. Il serait financé par des primes basées sur les risques provenant des (ré)assureurs ou des régimes d'assurance nationaux.
Le deuxième pilier consisterait en un fonds européen pour le financement public des catastrophes, « financé par les contributions des États membres ». Ce fonds aiderait à reconstruire les infrastructures publiques à la suite de catastrophes naturelles, sous réserve que les États membres aient mis en œuvre des mesures d'atténuation des risques avant l'événement afin de minimiser l'aléa, ajoute le texte. Pour être mises en œuvre, ces solutions devront cependant être approuvées par les instances politiques européennes.
L'Europe a été particulièrement touchée cette année par des phénomènes météorologiques extrêmes. La tempête Boris en septembre a entraîné des inondations dans de nombreux pays. Les pluies qui ont frappé mi-septembre l'Europe centrale et orientale sont « de loin les plus fortes jamais enregistrées » dans la région, révèle une étude publiée mercredi par le réseau de scientifiques World Weather Attribution (WWA).
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Elle pointe « le tribut de plus en plus lourd du changement climatique », qui double la probabilité de ces événements comparé à l'ère pré-industrielle et accroît leur intensité. Avec des coûts à plusieurs milliards d'euros. Encore plus récemment, c'est Mayotte, territoire français situé dans l'océan Indien, qui a été victime du passage meurtrier du cyclone Chido.
(Avec AFP)
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