Les données brutes sont publiques depuis janvier. Et ce n'est pas la première fois que l'on évoque un climat parisien en 2100 équivalent à celui de Montpellier aujourd'hui, où régnerait alors celui de l'Andalousie. Elles ont, en outre, servi à construire les outils climadiag commune et climadiag agri, à disposition des élus et des agriculteurs pour les aider à savoir à quoi précisément ils vont devoir s'adapter.
Mais dans le cadre de la trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation au changement climatique (TRACC), qui a servi de base pour le Plan national d'adaptation, l'État a chargé Météo-France de produire les données et indicateurs climatiques décrivant le climat et ses aléas aux différents jalons de cette trajectoire.
Paru ce 10 décembre, un premier rapport de Météo-France à vocation pédagogique traite de l'évolution des températures et des précipitations aux horizons 2030, 2050 et 2100 dans l'hypothèse d'un réchauffement de +4°C en 2100.
Or, côté précipitations, l'incertitude prévaut. Alors même que « la répartition saisonnière des précipitations entre l'hiver et l'été est un élément majeur conditionnant les activités économiques et les écosystèmes en France », relèvent les auteurs. Leur volume annuel devrait demeurer globalement stable (-2%), avec une légère augmentation dans le Nord-Ouest et une légère baisse dans le Sud-Ouest, parallèlement à une hausse plus rapide des températures. En hiver, elles devraient augmenter d'environ 15% en moyenne sur l'ensemble du territoire, sauf dans les Pyrénées, en Provence et en Corse ; et diminuer de 20% en été, sauf en Normandie et en Bretagne. Mais ces projections demeurent sujettes à une grande incertitude.