Les réassureurs amorcent un retour timide sur le marché des catastrophes naturelles
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Les réassureurs ont couvert environ 10 % des pertes assurées en 2023 au titre des catastrophes naturelles.
Marco Bello
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Les réassureurs ont couvert environ 10 % des pertes assurées en 2023 au titre des catastrophes naturelles.
Marco Bello
Les réassureurs abordent cette 67ième édition des « rendez-vous de septembre », la grande réunion annuelle de la profession à Monaco qui ouvre ses portes samedi 7 septembre, avec le sourire.
Après des années de baisse de prix de la réassurance, les « assureurs des assureurs » ont réussi ces deux dernières années à imposer de fortes hausses des prix et des conditions nettement plus resserrées. La hausse des taux a complété le tableau : la réassurance est un métier sur un cycle court qui permet de faire tourner rapidement les portefeuilles d'investissement et de profiter des meilleures conditions de marché sur les obligations (80% des portefeuilles).
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« La rentabilité des réassureurs va se maintenir à des niveaux satisfaisants en 2024 et 2025 et le secteur atteint un niveau de solvabilité qui dépasse nos exigences les plus élevées », souligne Marc-Philippe Julliard, directeur chez l'agence de notation S&P qui avait relevé l'an dernier la perspective sur le secteur « de négative » à « stable ». Globalement, la réassurance est le secteur parmi le mieux noté et quand les notes ne sont pas « stables », elles sont « positives ». Et d'ailleurs, l'agence concurrente Moody's vient également de relever sa perspective sur le secteur de « stable » à « positive ». Seule ombre au tableau, selon S&P, la branche longue « responsabilité civile, en particulier aux Etats-Unis, en raison de « l'inflation sociale », qui augmente le coût des sinistres.