L'augmentation du nombre de bornes de recharge électrique installées sur la voirie, les axes routiers et les parkings est suivie comme le lait sur le feu par l'Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere), qui a publié courant février son dernier baromètre mensuel. Selon l'organisation professionnelle, qui recense 157 000 bornes de recharge en fonctionnement sur l'espace public, le parc français serait grosso modo en ligne avec l'objectif affiché par le gouvernement.
Les pouvoirs publics souhaitent presque le tripler d'ici à 2030, soit atteindre les 400 000 bornes. Donnée encourageante, 75 % de ces points de recharge ont été installés entre 2023 et 2024. Le rythme de déploiement continuera de monter en puissance dans les cinq prochaines années en raison de l'augmentation du nombre de véhicules électriques (1,3 million en 2024) et hybrides (730 000 en 2024) en circulation.
L'Avere, qui regroupe quelque 250 acteurs privés et publics de l'écosystème autour de la mobilité électrique (constructeurs, opérateurs de bornes de recharge, collectivités, etc.), reste néanmoins prudente. « Si le déploiement de bornes de recharge extérieures en nombre suffisant est l'une des conditions centrales pour assurer la transition des véhicules thermiques vers l'électrique, il doit s'effectuer de façon pensée afin de calibrer les besoins réels et d'y répondre correctement, explique clément Molizon, délégué général de l'Avere. Le type de bornes, leur puissance et enfin leur emplacement constituent ainsi les principaux paramètres d'une installation optimale. »