Aléas climatiques : le plan d'Enedis pour protéger les lignes électriques en Bretagne
Pascale Paoli Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
En Bretagne, où 50% des lignes électriques sont déjà sous-terre, Enedis prévoit l'enfouissement de plus de 1.100 km de lignes électriques dans les cinq ans à venir, soit 700 km de plus que ce qui était initialement prévu.
Pour protéger le réseau électrique des événements climatiques violents, le projet « Reconstruction Bretagne » d’Enedis vise à renforcer 5.500 kilomètres de lignes électriques.
Un an après l'exceptionnelle tempête Ciarán, c'est au nord d'Auray, notamment à Brec'h (Morbihan), qu'Enedis Bretagne a présenté en début de semaine son plan breton de restructuration du réseau public de distribution d'électricité. En 2023, 780.000 foyers avaient été concernés par des coupures d'électricité, parfois très longues. Établi pour les cinq prochaines années, ce projet baptisé « Reconstruction Bretagne » prévoit un renforcement de 2.000 kilomètres de lignes électriques en plus des 3.500 kilomètres déjà prévus par le gestionnaire du réseau de distribution électrique.
L'intensification des travaux d'enfouissement des câbles fait partie de la feuille de route. Cela fait écho à l'une des recommandations du dernier Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC-3), présenté vendredi 25 octobre par le Premier ministre Michel Barnier afin de préparer les infrastructures nationales à un réchauffement climatique de 4°C à l'horizon 2100. Ainsi qu'à des aléas climatiques plus intenses et plus fréquents.
Cinq fois plus cher que la rénovation des câbles aériens
« Enterrer des lignes électriques permet d'éviter des conséquences matérielles pouvant être causées par le passage d'une tempête importante. Enedis prévoit l'enfouissement de plus de 1.100 km de lignes électriques dans les cinq ans à venir, soit 700 km de plus que ce qui était initialement prévu » a souligné Hervé Champenois, directeur technique et membre du directoire de l'entreprise, qui mobilise sur ce chantier plus de cinquante techniciens et entreprises partenaires. 50% des travaux sur les lignes concernent le Finistère, l'autre moitié étant partagée entre le Morbihan et les Côtes-d'Armor.
« La résilience du réseau électrique breton concerne notamment des zones venteuses ou boisées » ajoute Pascal Pouzac, le directeur régional. En raison du coût, cinq fois plus élevé (100 à 150 euros le mètre de câble) que représente le remplacement de câbles aériens par des câbles souterrains, Enedis réserve cette solution aux endroits les plus denses. Là où les arbres pourraient être déracinés et tomber sur le réseau.
Newsletter
Climat & environnement
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.