« On attend d'un Premier ministre qu'il dise la vérité sur la dette financière et la dette écologique ». Prononcés jeudi dernier, lors de la passation de pouvoirs avec Gabriel Attal, ces mots du nouveau Premier ministre ne sont pas passés inaperçus chez les acteurs de la transition écologique en France.
Pour Sébastien Treyer, le directeur général de l'Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (IDDRI), « c'est une formule forte », considérée « comme un bon signal politique, car aujourd'hui il est impossible de traiter ces deux questions urgentes séparément ». Mais « reste à savoir si ces mots seront accompagnés d'actions ».
L'attente, pour ne pas dire la pression, est d'autant plus grande que Michel Barnier a dans son long CV politique une expérience d'un peu plus deux ans en tant que ministre de l'Environnement, entre 1993 et 1995, sous présidence mitterrandienne.