Au premier semestre, les émissions de gaz à effet de serre de la France ont baissé de 3,6%, selon un rapport de l'organisme chargé de les comptabiliser. Le secteur de l'énergie est celui qui a le plus contribué à ce résultat.C'est « une très bonne nouvelle », a souligné mercredi matin sur TF1, Agnès Pannier-Runacher, nouvellement nommée ministre de la Transition écologique. Les émissions brutes de gaz à effet de serre ont baissé de 3,6% au premier semestre par rapport aux six premiers mois de 2023. Elles ont même diminué de 4,8% sur les 12 derniers mois écoulés, de juillet 2023 à fin juin cette année.
« Ce qui est très positif, c'est qu'on continue sur notre lancée de baisse des émissions de CO2 (...). C'est la trajectoire qui nous rapproche de ce que nous devons faire pour tenir la neutralité carbone en 2050 », a précisé, lors de cet entretien, la nouvelle ministre.
Une dynamique moins forte que l'année dernière
Ces chiffres sont relevés par le baromètre semestriel du Citepa, l'organisme de référence chargé de faire l'inventaire des émissions pour l'Etat. Selon ses calculs, au premier semestre 2024, les émissions en France ont donc atteint l'équivalent de 189 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2e) rejetées dans l'atmosphère. « C'est moins que les 196 millions de tonnes rejetées au premier semestre 2020, quand le pays avait été paralysé par la pandémie de Covid », fait remarquer à La Tribune, l'entourage de la ministre de la Transition écologique.
Néanmoins, par rapport au même semestre en 2023 (-5,6% de baisse d'émissions), la baisse enregistrée sur les six premiers mois de l'année 2024 (-3,6% pour rappel) est moins forte. « Il est vrai que l'on peut se poser la question du ralentissement du rythme par rapport à la même période l'année dernière. Car le risque avec le défi des baisses d'émissions, c'est de s'endormir sur ses lauriers », confie François Gemenne, politologue et co-auteur du 6è rapport du GIEC.