[MAJ] Article publié initialement à 16h16 et mis à jour à 17h37 avec les chiffres d'Engie, puis à 21h30 avec les remontées de la FNME-CGT.
Les acteurs de l'énergie n'ont pas attendu le 10 septembre pour lancer un mouvement social. La Fédération nationale des mines et de l'énergie (FNME-CGT) a appelé à la grève ce mardi 2 septembre et, au moins, jusqu'au jeudi 4 septembre. À la mi-journée, quelque « 250 piquets de grève ont été recensés » à travers la France, se sont félicités les organisateurs. Ces derniers sont répartis des centrales nucléaires jusqu'aux sites de stockage de gaz, en passant par les terminaux méthaniers, les barrages hydrauliques ou encore les centres de formation et les sièges sociaux.
« Le taux de participation provisoire des grévistes à la mi-journée est de 7,64 % sur l'effectif total EDF SA », précise, pour sa part, l'électricien. Côté gazier, la mobilisation a été un peu plus importante, mais moins élevée qu'attendue. Engie comptait ainsi 9,45% de grévistes au sein de ses agents IEG en fin de journée. « Sans impact sur nos opérations », précise l'entreprise. Onze sites de stockage de Storengy (filiale d'Engie), sur 14, ont fait néanmoins l'objet d'un blocage, selon les organisateurs. À la mi-journée, la production hydroélectrique avait enregistré une baisse de charge de 980 MW, indique également la FNME-CGT. Soit l'équivalent, peu ou prou, d'une tranche nucléaire. L'organisation syndicale rapporte aussi le non respect de baisses programmées ainsi que des baisses, non programmées, dans différentes centrales nucléaires. EDF ne fait pas de commentaires. « Plus de 30 000 travailleuses, travailleurs grévistes et retraités ont été comptabilisés pour cette première journée », rapporte la FNME-CGT, sans communiquer sur un pourcentage.
Les agents de la branche des industries électriques et gazières (IEG) représentent environ 140 entreprises et quelque 140 000 salariés. Les grévistes réclament notamment une revalorisation des salaires à hauteur de 9 % et un retour d'une TVA à 5,5 % sur les factures d'électricité et de gaz, après que celle-ci a été portée à 20 % au 1er août.