Blocage du 10 septembre : la fronde s'organise depuis les réseaux sociaux
REPORTAGE – De premières réunions se tiennent pour préparer le mouvement « Bloquons tout » lancé sur les réseaux sociaux. S’y côtoient des étudiants, des syndicalistes ou encore d’ex-Gilets jaunes.
Nelson Getten
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La semaine dernière, 180 personnes se sont réunies à Grenoble, 200 à Montpellier mercredi, plus de 400 sur une des pelouses du parc de la Villette, à Paris, le 28 août.
Après des semaines de mobilisation numérique, le hashtag BloquonsTout franchit la frontière du réel. Depuis quelques jours, des appels au rassemblement un peu partout en France « pour préparer le 10 septembre » fleurissent sur X, Telegram et TikTok. « Le rythme [...] des réunions préparatoires s'accélère » avec « un nombre de participants plus fourni », souligne la direction du renseignement territorial, citée par RMC.
La semaine dernière, 180 personnes se sont réunies à Grenoble, 200 à Montpellier mercredi, plus de 400 sur une des pelouses du parc de la Villette jeudi soir à Paris. Ce soir-là, à tour de rôle, une dizaine de représentants des différents départements d'Île-de-France se sont levés au milieu d'une foule compacte de personnes assises en tailleur pour faire un compte rendu des assemblées générales départementales qui avaient eu lieu quelques jours plus tôt.
« L'idée, c'est de faire remonter des revendications communes et de discuter des modes d'action », s'époumone une jeune femme d'une vingtaine d'années alors qu'un ancien Gilet jaune tente de lui couper la parole.
Parmi les revendications, l'abandon du budget proposé par François Bayrou est la plus régulièrement évoquée. « Et faites attention à ne mettre ni la tête de Bayrou ni son nom sur les tracts, pour ceux qui en impriment : il ne sera probablement plus Premier ministre le 10, reprend la jeune femme. Donc, si vous voulez mettre un visage, mettez celui de Macron. »
L'autre revendication entendue à plusieurs reprises concerne les moyens financiers engagés pour réarmer le pays « Ils sont en train de nous préparer une guerre ! » crie un quinquagénaire qui se présente comme un membre de l'intersyndicale du lycée Voltaire (Paris 11e) au début de sa prise de parole. Il est d'ailleurs un des rares, avec un membre de SUD-Rail, à s'être présenté comme syndicaliste, les autres prenant bien soin de parler sans dévoiler leur organisation militante ou professionnelle.
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