Grande panne en Espagne et au Portugal : la France pointée du doigt
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STEPHANE MAHE
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Vrai coupable ou simple diversion ? Un mois après la coupure de courant massive en Espagne et au Portugal, un sujet a fait irruption dans le débat public : le responsable de la panne serait le manque d'électricité échangée entre les pays européens à ce moment, et notamment entre la péninsule Ibérique et la France.
C'est en tout cas ce qu'a affirmé la ministre portugaise de l'Énergie, Maria da Graça Carvalho, très critique envers Paris alors même que les causes exactes de l'incident n'ont pas été identifiées.
Il y a quelques jours en effet, celle-ci a exhorté l'exécutif européen à répondre à ce « problème » : dans une lettre adressée au commissaire à l'Énergie, Dan Jørgensen, et publiée par Contexte, elle demande, aux côtés de son homologue espagnole Sara Aagesen, « une nouvelle impulsion politique » pour répondre au « besoin urgent d'accélérer la réalisation des interconnexions électriques ». Et pour cause : si les deux régions avaient pu leur s'envoyer librement de l'électricité à travers des lignes à haute tension pour équilibrer l'offre et la demande, le dénouement aurait été tout autre, sous-entendent-elles dans le courrier.
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Pourtant, le gestionnaire du réseau de transport français, RTE, se félicite d'avoir exporté massivement de l'électricité vers l'Espagne pendant la grande panne. « Concrètement, la France a réalisé une remise en service progressive et par paliers des infrastructures d'interconnexion (accroissement progressif de la capacité d'exports, de 500 mégawatts (MW) à 1 500 MW entre 13 heures et 18 heures, puis de 2 000 MW à partir de 18 heures) », souligne l'organisme dans un document publié début mai. Ce qui a « permis de procéder », de façon « méthodique » et « sûre », à une « réalimentation par étapes de la consommation de la péninsule ».