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La première réaction de fission nucléaire du réacteur de Flamanville est « imminente », selon Luc Rémont (PDG d'EDF)

latribune.fr

Publié le 06 juillet 2024 à 14:18 - Mis à jour le 30 septembre 2025 à 20:48

L'EPR de Flamanville est le 57e réacteur français et le plus puissant du parc nucléaire national.

L'EPR de Flamanville est le 57e réacteur français et le plus puissant du parc nucléaire national.

SARAH MEYSSONNIER

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Le dirigeant d'EDF a annoncé que la divergence du réacteur de Flamanville, qui entraîne la production d'électricité, devrait débuter d'ici quelques jours ou semaines. La pleine puissance du plus puissant réacteur français devrait être atteinte d'ici la fin de l'année.

Une nouvelle étape de franchie pour EDF sur Flamanville. Après le démarrage de l'EPR mi-mai et le chargement du combustible dans la cuve du réacteur, le PDG de l'entreprise, Luc Rémont a indiqué samedi lors des 24es Rencontres économiques d'Aix-en-Provence que l'opération de "divergence" du réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR de Flamanville (Manche) était « imminente », assurant que les délais se comptaient désormais « en jours ou en semaines ».

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Démarrage de l'EPR de Flamanville : fin du chargement du combustible dans le réacteur, une première étape clef validée

La divergence est la première réaction de fission nucléaire du réacteur, qui entraîne la production d'électricité. L'autorité de Sûreté nucléaire (ASN) avait estimé cette date à fin juin, après 17 ans d'un chantier compliqué, où déboires techniques et retards ont été nombreux, pour une facture dépassant les 13 milliards d'euros, quatre fois le montant initial.

«On a des équipes qui travaillent jour et nuit, on les laisse travailler», a ajouté le dirigeant, précisant néanmoins «qu'imminent ne se comptait pas en mois, mais en jours ou en semaines».

L'étape suivante, le « couplage » (ou connexion au réseau électrique) sera effectué une fois que le réacteur sera à 25% de puissance. C'est à ce moment-là que les premiers électrons seront envoyés sur le réseau normand. EDF estime que cette nouvelle étape clef aura lieu dans le courant de l'été. Une nouvelle autorisation de l'ASN sera nécessaire pour aller au-delà de ce palier. Le gendarme du nucléaire interviendra une dernière fois dans ce long processus de démarrage : après que le réacteur ait atteint 80% de sa puissance, afin de l'autoriser à atteindre sa puissance nominale. Une échéance prévue « à la fin de l'année », a confirmé le dirigeant.

L'EPR est le 57e réacteur français et le plus puissant du parc nucléaire national. Il est installé à Flamanville à côté de deux réacteurs plus anciens.

Les EPR2 plus faciles à construire

En outre, l'électricien entend s'appuyer sur le retour d'expérience des différents chantiers d'EPR dans le monde pour optimiser la construction de ses futures machines, baptisées EPR2.

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Nucléaire : pourquoi les EPR2 devraient être plus faciles à construire que l'EPR de Flamanville

Pour autant, le groupe 100 % public ne pourra pas profiter pleinement d'effets de série entre l'EPR de Flamanville et ces EPR2, qui ne seront pas des copies conformes du premier. En effet, leur design général, dont la finalisation est attendue au cours de l'été, doit être largement simplifié.

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« L'EPR était un projet franco-allemand,explique Gabriel Oblin,directeur du projet EPR2 chez EDF.Nous avons décidé de ne pas reconduire certaines options qui lui étaient destinées, comme la possibilité de faire des opérations de maintenance dans le bâtiment réacteur lorsque celui-ci est à pleine puissance. Une pratique appliquée dans l'exploitation des centrales nucléaires allemandes, mais pas françaises. »

Il précise : « Ensuite, l'EPR2 n'aura qu'une seule paroi épaisse au niveau de l'enceinte du bâtiment réacteur, et non deux comme dans l'EPR. Ce choix améliore la constructibilité du réacteur sans aucun compromis sur la sûreté. »

EDF prévoit aussi de rationaliser les références utilisées dans les futurs réacteurs. « Concernant les tuyaux, il y aura 40 % de références en moins, affirme Gabriel Oblin. Et sur les portes, qui sont des objets complexes, le nombre de références sera divisé par trois. »

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L'électricien table aussi sur la préfabrication de certains éléments, afin de désengorger le chantier. Sur le site de Penly, qui accueillera la première paire d'EPR2, « les colis de génie civil seront assemblés en marge du chantier, en haut de la falaise, puis déposés par une des plus grandes grues du monde », explique-t-on. Un certain nombre de soudures devraient par ailleurs être effectuées en atelier, « un environnement plus favorable à la qualité », assure « Monsieur EPR2 ».

(Avec AFP)

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