La première réaction de fission nucléaire du réacteur de Flamanville est « imminente », selon Luc Rémont (PDG d'EDF)
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L'EPR de Flamanville est le 57e réacteur français et le plus puissant du parc nucléaire national.
SARAH MEYSSONNIER
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L'EPR de Flamanville est le 57e réacteur français et le plus puissant du parc nucléaire national.
SARAH MEYSSONNIER
Une nouvelle étape de franchie pour EDF sur Flamanville. Après le démarrage de l'EPR mi-mai et le chargement du combustible dans la cuve du réacteur, le PDG de l'entreprise, Luc Rémont a indiqué samedi lors des 24es Rencontres économiques d'Aix-en-Provence que l'opération de "divergence" du réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR de Flamanville (Manche) était « imminente », assurant que les délais se comptaient désormais « en jours ou en semaines ».
La divergence est la première réaction de fission nucléaire du réacteur, qui entraîne la production d'électricité. L'autorité de Sûreté nucléaire (ASN) avait estimé cette date à fin juin, après 17 ans d'un chantier compliqué, où déboires techniques et retards ont été nombreux, pour une facture dépassant les 13 milliards d'euros, quatre fois le montant initial.
L'étape suivante, le « couplage » (ou connexion au réseau électrique) sera effectué une fois que le réacteur sera à 25% de puissance. C'est à ce moment-là que les premiers électrons seront envoyés sur le réseau normand. EDF estime que cette nouvelle étape clef aura lieu dans le courant de l'été. Une nouvelle autorisation de l'ASN sera nécessaire pour aller au-delà de ce palier. Le gendarme du nucléaire interviendra une dernière fois dans ce long processus de démarrage : après que le réacteur ait atteint 80% de sa puissance, afin de l'autoriser à atteindre sa puissance nominale. Une échéance prévue « à la fin de l'année », a confirmé le dirigeant.
L'EPR est le 57e réacteur français et le plus puissant du parc nucléaire national. Il est installé à Flamanville à côté de deux réacteurs plus anciens.
En outre, l'électricien entend s'appuyer sur le retour d'expérience des différents chantiers d'EPR dans le monde pour optimiser la construction de ses futures machines, baptisées EPR2.
Pour autant, le groupe 100 % public ne pourra pas profiter pleinement d'effets de série entre l'EPR de Flamanville et ces EPR2, qui ne seront pas des copies conformes du premier. En effet, leur design général, dont la finalisation est attendue au cours de l'été, doit être largement simplifié.
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Il précise : « Ensuite, l'EPR2 n'aura qu'une seule paroi épaisse au niveau de l'enceinte du bâtiment réacteur, et non deux comme dans l'EPR. Ce choix améliore la constructibilité du réacteur sans aucun compromis sur la sûreté. »
EDF prévoit aussi de rationaliser les références utilisées dans les futurs réacteurs. « Concernant les tuyaux, il y aura 40 % de références en moins, affirme Gabriel Oblin. Et sur les portes, qui sont des objets complexes, le nombre de références sera divisé par trois. »
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L'électricien table aussi sur la préfabrication de certains éléments, afin de désengorger le chantier. Sur le site de Penly, qui accueillera la première paire d'EPR2, « les colis de génie civil seront assemblés en marge du chantier, en haut de la falaise, puis déposés par une des plus grandes grues du monde », explique-t-on. Un certain nombre de soudures devraient par ailleurs être effectuées en atelier, « un environnement plus favorable à la qualité », assure « Monsieur EPR2 ».
(Avec AFP)
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