Arabie saoudite : le roi du pétrole Aramco baisse ses prix
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Saudi Aramco réalise entre 70% et 80% de ses ventes de brut et de produits raffinés en Asie.
Reuters
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Saudi Aramco réalise entre 70% et 80% de ses ventes de brut et de produits raffinés en Asie.
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C'est l'équation classique d'une entreprise face à la concurrence : réduire ses prix pour conserver ses parts de marché. Dimanche, Aramco, l'entreprise royale d'Arabie saoudite, qui compte parmi les plus grandes compagnies pétrolières du monde, a indiqué à ses clients asiatiques, européens et américains qu'elle allait baisser le prix officiel de ses bruts de 1,5 dollar à 2 dollars par baril à partir de février. Le royaume a exporté en moyenne 6,3 millions de barils par jour (mb/j) en 2023.
La troisième capitalisation mondiale derrière Apple et Microsoft se voit concurrencée auprès des raffineurs par d'autres bruts de la région aux prix plus attractifs. La marge des raffineurs se constitue de la différence entre le prix du brut et le prix du produit raffiné, par exemple du diesel ou de l'essence. C'est surtout en Asie (Chine, Japon, Corée du sud, Inde et Philippines), où Aramco réalise entre 70% et 80% de ses ventes de brut et de produits raffinés, que les parts de marché sont le plus disputé.
A la différence d'une entreprise privée, Aramco, qui est le principal pourvoyeur de revenus du royaume saoudien pour alimenter son budget public, doit tenir compte d'un cadre politique, fixé à la fois par le gouvernement et par la participation du pays à l'Opep, l'organisation des 13 pays exportateurs, dont il est de facto le leader, qui a passé une alliance avec 10 autres pays (11 depuis le 1er janvier avec l'arrivée du Brésil) dont la Russie.
Or, des tensions sont apparues au sein du cartel, certains pays africains comme le Nigéria et l'Angola refusant de se voir imposer une baisse de leur quota de production, ce qui a poussé l'Angola à annoncer son départ de l'organisation même si à ce jour le pays en est toujours formellement membre.
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En effet, l'effort de baisse de la production de l'Opep+ est principalement fourni par l'Arabie Saoudite, et dans une moindre mesure par la Russie, sous sanctions des pays du G7 et de leurs alliés, censées restreindre ses volumes d'exportation. Le royaume a réduit de 2 millions de barils par jour ses extractions soit quelque 16% de sa production depuis novembre dernier.
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