Mais où en est donc le projet de petit réacteur modulaire Nuward porté par EDF ? En juillet dernier, l'énergéticien annonçait avoir pris la décision de faire évoluer le design de sa mini centrale nucléaire « afin de mieux répondre aux attentes du marché ». Les choix techniques réalisés dans le cadre du design général ne permettaient pas au groupe de tenir une équation économique pertinente à l'heure où la course internationale autour des Small modular reactors (SMR) s'intensifiait. Le groupe expliquait alors vouloir revoir sa copie pour « aller vers des technologies exclusivement éprouvées ». Suivant ainsi la philosophie retenue par Calogena, portée par le groupe familial Gorgé.
Depuis ces déclarations, silence radio, ou presque. Interrogé sur l'évolution du projet lors de la présentation des résultats annuels le 21 février dernier, Luc Rémont, le PDG du groupe, s'était contenté de répondre que l'heure était encore à « la définition du concept du réacteur ». Il y a « encore beaucoup de travail à faire à la fois sur le concept de réacteur sur le plan technique et sur l'adéquation de ce concept avec les besoins des clients », avait-il ajouté. Mais quatre jours plus tard, Julien Garrel, le nouveau président exécutif de Nuward et successeur de Renaud Crassous, a révélé bien plus d'informations lors d'une présentation proposée aux adhérents de la Société française d'énergie nucléaire (Sfen).