Prix de l'électricité : la tension monte entre EDF et les industriels
Marine Godelier et Juliette Raynal
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Une centrale nucléaire d'EDF.
Stephane Mahe
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Une centrale nucléaire d'EDF.
Stephane Mahe
C'est un dossier brûlant, auquel devra rapidement s'atteler le prochain gouvernement Barnier : trouver un arbitrage entre EDF et les industriels très gourmands en électricité, comme les aciéristes et les chimistes, autour de la conclusion de contrats d'approvisionnement en électricité de long terme.
Hier, les crispations autour de ces contrats se sont même imposées comme le principal sujet des auditions menées par le député insoumis Maxime Laisney, rapporteur pour avis des crédits Energie à l'Assemblée nationale. « La négociation patine depuis des mois et la situation n'est pas du tout débloquée, explique Nicolas de Warren, à la tête de l'Uniden, l'association qui regroupe les industriels électro-intensifs français. Nos contacts avec EDF se poursuivent, mais aucune avancée substantielle ne nous a fait changer de position à ce jour », précise-t-il à La Tribune, après avoir été interrogé dans le cadre de ces auditions. « Nous manquons de visibilité depuis longtemps et l'échéance de la fin du mécanisme de l'Arenh se rapproche dangereusement », s'inquiète-t-il.
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Pour rappel, en novembre dernier, EDF et l'exécutif s'étaient mis d'accord sur le cadre de la politique commerciale de l'électricien post-2025, une fois que le mécanisme actuel de l'Arenh - qui contraint le groupe public à vendre une partie de son électricité nucléaire à 42 euros du mégawattheure (MWh), soit en dessous de son coût de production - tirera sa révérence. Ce deal consiste notamment à laisser EDF négocier des contrats d'approvisionnement sur le moyen et le long terme avec des clients professionnels, et notamment auprès des électro-intensifs.
Marine Godelier et Juliette Raynal