Les entreprises chinoises, brésiliennes et indiennes championnes de la décarbonation
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Les entreprises chinoises bénéficient mécaniquement de la décarbonation du mix énergétique
KEVIN KROLICKI
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Les entreprises chinoises bénéficient mécaniquement de la décarbonation du mix énergétique
KEVIN KROLICKI
Pour la quatrième année, le BCG et la start-up CO2 IA ont analysé les performances des grandes entreprises en matière de mesure, de reporting et de pilotage de leurs émissions de gaz à effet de serre, et en termes d'alignement avec les objectifs qu'elles se sont fixés. Pour ce faire, ils ont interrogé quelque 2 000 entreprises implantées dans 26 pays, représentant 16 secteurs d'activités et pesant 45% des émissions mondiales.
L'édition de 2024 révèle que le Brésil, l'Inde et la Chine sont en tête pour ce qui est de la déclaration exhaustive des émissions, la fixation d'objectifs et la réduction des émissions. Ainsi, 23% des entreprises chinoises interrogées, comme 20% des brésiliennes et 14% des indiennes ont des trajectoires de réduction de leurs émissions en ligne avec l'objectif 1,5°C (qui vise à limiter la hausse de la température moyenne à +1,5°C par rapport à la période pré-industrielle). Dans ces trois pays, elles sont environ 40% à déclarer recueillir des bénéfices sonnants et trébuchants significatifs de leurs actions de décarbonation.
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« Cette situation résulte d'abord de l'action des pouvoirs publics, notamment en Chine », affirme Francesco Bellino, directeur associé au BCG (Boston Consulting Group), spécialiste du climat et du développement durable. Elle s'explique aussi par l'évolution du mix énergétique qui leur bénéficie mécaniquement, notamment en Chine mais aussi en Inde, qui affiche de grandes ambitions en matière d'énergies renouvelables, et au Brésil où les agrocarburants sont en plein essor. « Il faut enfin considérer leur forte exposition à l'export, souligne le consultant. Dans l'alimentaire et les cosmétiques par exemple, les entreprises brésiliennes sont bien obligées d'intégrer les exigences environnementales réglementaires européennes, notamment sur la déforestation importée. » Il y aurait également dans ce pays un effet « COP30 », puisqu'en 2025 c'est à Bélem que se tiendront les négociations internationales sur le climat.
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